État des milieux

Avec la loi sur l’eau du 3 janvier 1992, les milieux naturels aquatiques, en tant que patrimoine fragile et commun à tous, trouvent leur place dans la politique nationale de l’eau. Celle-ci vise à une gestion globale et équilibrée de l’eau et des milieux aquatiques.

La notion d’état des milieux aquatiques est aussi au cœur de la directive cadre européenne sur l’eau de 2000, qui engage les pays de l’Union Européenne dans un objectif de reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques. Elle fixe un objectif de bon état des ressources en eau d’ici à 2015, et donc des milieux aquatiques associés pour permettre tous les usages : eau potable, usages économiques, de loisirs, …

La connaissance des milieux aquatiques sous toutes leurs formes (eaux souterraines, rivières et milieux annexes, lacs et étangs d’eau douce, zones humides, étangs littoraux saumâtres, littoral et milieu marin) constitue le socle d’une gestion adaptée. Cette connaissance implique celle de leur état dans toutes les composantes : qualité chimique de l’eau, état physique des berges et du fond, état biologique des espèces animales et végétales. Le diagnostic de l’état des milieux aquatiques tient compte de leur fonctionnement dynamique, de leur complexité et de leurs interrelations à l’échelle du bassin versant hydrologique, du bassin d’alimentation hydrogéologique, de la zone homogène du littoral.

Les principaux outils de connaissance de l’état des milieux aquatiques sont :

- les réseaux de mesure par lesquels on caractérise les composantes eau, biologiques et physiques ;

- les inventaires par lesquels on décrit les milieux, on identifie les pressions auxquelles ils sont soumis, on propose des axes d’une meilleure protection ou gestion.


Voir aussi : Comprendre les milieux aquatiques