Les gouttes de pluie tombant sur un territoire donné parcourent un long cheminement, qui peut être particulièrement diversifié. Une partie de cette eau s’infiltre dans le sol ou le sous-sol, une partie s’évapore, une autre est stockée sous forme de neige ou de glace, une autre encore ruisselle vers l’aval. Ces gouttes de pluie qui ruissellent, rejoignent celles tombées à côté, sur le même bassin versant*, pour former une rivière. Cette rivière, au gré des accidents du terrain, débouche sur un fleuve ou dans la mer, en passant par des rapides, des lacs, des entrelacs de bras secondaires...et parfois des écoulements souterrains. Sur son chemin, elle recueille les eaux d’autres cours d’eau plus petits : les affluents.
Une rivière est constituée de successions de milieux aquatiques dont les caractéristiques varient selon la pente, la nature du sol et du sous-sol, l’occupation de l’espace, et les facteurs liés à l’activité humaine. Chaque tronçon est source d’une profusion de vie spécifique au milieu rencontré, dont l’analyse permet de déterminer la qualité.
Au sens de la directive cadre sur l’eau, on parle plutôt de "cours d’eau", notion qui regroupe à la fois les rivières, les canaux...
Au hasard de l’écoulement, si un obstacle barre la rivière, les gouttes d’eau sont emmagasinées dans des poches d’eau, qui peuvent constituer des lacs. Ces lacs peuvent être issus d’anciens surcreusements glaciaires ou d’accidents géologiques, ou encore avoir été totalement créés par des barrages pour satisfaire un certain usage. Ils sont également sources de profusion de vie, dont les caractéristiques diffèrent de celles des rivières qui les alimentent.
Le débit d’un cours d’eau est le volume d’eau qui traverse une section transversale par unité de temps. Il est conditionné par différents paramètres :
Les précipitations (intensité, durée …) et les évaporations ;
L’état du bassin versant (pouvoir tampon du milieu naturel, imperméabilité du sol, niveau des nappes …) ;
Les caractéristiques du cours d’eau (pente, largeur, profondeur …).
Le débit n’est donc pas constant au cours du temps. Au fil des saisons, les cours d’eau oscillent entre les basses eaux et les hautes eaux. Pour un débit « normal », la rivière s’écoule dans son lit mineur. Cependant, des phénomènes plus irréguliers se produisent :
Les crues sont des augmentations plus ou moins brutales du débit et par conséquent de la hauteur d’un cours d’eau dans son lit majeur*. Une crue n’est pas toujours synonyme d’inondation, le risque dépend de la hauteur d’eau, de la vitesse du courant et de la durée de la crue. Les crues sont caractérisées par leur période de récurrence : crue quinquennale (fréquence une année sur 5 - Récurrence 5) crue décennale (fréquence une année sur 10 - Récurrence 10) crue centennale (fréquence une année sur 100 - Récurrence 100)… ;
L’étiage est le débit minimum d’un cours d’eau observé sur un temps donné en période de basses eaux. L’étiage intervient généralement lors de périodes de faibles précipitations ou de sécheresse.
Le régime de crue désigne des périodes où les eaux sont hautes (débit important) et le régime d’étiage des périodes où les eaux sont basses (débit faible). Les régimes des cours d’eau sont suivis grâce aux mesures des hauteurs et des débits. Ils peuvent être très variables d’une région à l’autre.
Voir aussi :
Observer et évaluer l’état des rivières et des lacs
Planifier et programmer l’aménagement des rivières