Etat des nappes

Décembre 2006

Au début de cet hiver, la contribution des pluies à la recharge des nappes (pluies efficaces) depuis le début de l’automne reste déficitaire dans les grands bassins sédimentaires (cœur du bassin de Paris, ensemble du Bassin aquitain, axe Saône-Rhône) ainsi qu’en Corse.

Seule une partie de l’Ouest du territoire (Bretagne, ouest des Pays-de-la-Loire, Vendée, etc.) et du Nord-Est (Alsace, sud de la Lorraine, etc.) a bénéficié d’un potentiel de recharge important. La recharge a été moins forte ou insuffisamment soutenue dans le temps, pour les nappes situées suivant l’axe Poitou-Charente/Alsace, largement bénéficiaire des pluies d’octobre mais sans apport depuis, ainsi que dans les zones en bordure de la Manche et dans le Var et les Alpes Maritimes bénéficiaires des précipitations de décembre après un début d’automne déficitaire, et pour les zones de reliefs telles que l’Ardèche et le sud de la Lozère.

L’apport aux nappes reste donc pour nombre de régions encore globalement insuffisant (pour la saison) voire non amorcé (Nord Rhône-Alpes, nappe de Beauce, nappe de Champigny).

L’évolution des nappes est hétérogène. Les hausses côtoient les baisses sans tendance nette à une époque où elles devraient être pratiquement toutes orientées à la hausse. Seules quelques formations à très grande inertie (telle que certains secteurs de la nappe de la craie) affichent un retard normal pour la saison.

On note un retour à la baisse ou à une stagnation des nappes les plus réactives qui avaient bénéficié d’apports important en fin d’été et début d’automne mais qui pour l’heure sont restés sans suite (tel qu’en Languedoc-Roussillon).

La situation est globalement nettement moins déficitaire qu’en janvier 2006 sauf pour des situations plus circonscrites telles que le Nord Rhône-Alpes ou quelques grandes nappes du coeur du bassin de Paris (nappe de Champigny, nappe de Beauce, plusieurs secteurs de la nappe de la Craie). En revanche, plusieurs nappes de Lorraine, Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Champagne-Ardenne, Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, ou du sud de la région Centre affichent un état de remplissage tout à fait satisfaisant voire excédentaire contrairement à janvier 2006 où les niveaux pouvaient avoisiner les décennales sèches. D’autres secteurs sont dans une situation moins favorable qu’en janvier 2006 sans être encore trop préoccupante : Languedoc-Roussillon (sauf pour certaines communes isolées) en Corse, sud Rhône-Alpes, Aquitaine.

Pratiquement seule la partie sud de la nappe de la plaine d’Alsace présente un état de remplissage très supérieur à la normale.

Légende

 

Les petits symboles sont des indicateurs ponctuels du niveau piezométrique.

Les gros symboles sont des indicateurs globaux de fluctuation des nappes. En cliquant sur ces gros symboles, on obtient un descriptif de la nappe concernée, et pour certains, on accède à une ou plusieurs chroniques d'évolution piezométrique.

 

Méthodologie et sources :

La carte présente certaines stations de réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantile, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé) :

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour au niveau.

Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).

 

L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banqueADES qui sont produites par les services de l'état (DIREN, DDAF, DDE,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils généraux ou régionaux, communes...)

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