Etat des nappes

Juin 2007

La baisse estivale des nappes, exceptionnellement retardée, est générale début juillet à quelques exceptions comme pour la plaine d’Alsace (nappe d’une certaine inertie et ayant bénéficié d’un apport conséquent) ou bien les formations karstiques très réactives du Jura (en réaction aux pluies les plus récentes).

Le niveau de remplissage des nappes est, globalement, proche de la normale (en plus ou en moins) pour la plupart d’entre-elles.

Les situations extrêmes (niveaux exceptionnellement hauts ou exceptionnellement bas) sont circonscrites. Ainsi, on note toujours des niveaux très inférieurs à la normale pour :

  • La plupart des nappes en région Rhône-Alpes, principalement celles situées suivant l’axe rhodanien en baisse depuis plusieurs mois et qui n’ont que peu bénéficié des apports récents. Citons, la nappe de la molasse du Bas-Dauphiné ou bien la nappes des alluvions fluvio-glaciaires de l’Est-Lyonnais;
  • La nappe du calcaire de Champigny, même si une légère remontée est localement constatée ces dernières semaines, en baisse constante depuis 2003.

En revanche, les nappes affichant des niveaux nettement supérieurs à la normale s’accroissent :

  • Les nappes de la Crau ou de la basse et moyenne Durance qui bénéficient de recharge par irrigation gravitaire;
  • Certains aquifères des formations de socle ou carbonatés de l’ouest métropolitain (Vendée);
  • La nappe du Plio-Quaternaire aquitain dont le niveau est supérieur ou au moins égal à ceux des dix dernières années.

Le niveau de remplissage des aquifères est, globalement meilleur ou au moins comparable à celui de 2006 sauf toujours pour le bassin rhodanien, et pour les grandes nappes de Beauce (qui n’est plus qu’à 14 cm de son second seuil d’alerte mais stable alors qu’il devrait subir une forte baisse liée aux pompages d’irrigation) et du calcaire de Champigny (Brie) également stabilisé.

Légende

 

Les petits symboles sont des indicateurs ponctuels du niveau piezométrique.

Les gros symboles sont des indicateurs globaux de fluctuation des nappes. En cliquant sur ces gros symboles, on obtient un descriptif de la nappe concernée, et pour certains, on accède à une ou plusieurs chroniques d'évolution piezométrique.

 

Méthodologie et sources :

La carte présente certaines stations de réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantile, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé) :

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour au niveau.

Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).

 

L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banque ADES qui sont produites par les services de l'état (DIREN, DDAF, DDE,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils généraux ou régionaux, communes...)

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