Fin avril, les niveaux des nappes sont généralement en baisse ou, au mieux, encore stable. La baisse estivale semble déjà amorcée. Seules les nappes qui ont bénéficié de précipitations particulièrement abondantes (sud) ou quelques nappes à forte inertie (Craie du Nord et de Haute Normandie) sont encore en hausse.
Le contraste sur l’état de remplissage des aquifères s’est accentué :
Les nappes situées suivant une large zone axée sur les régions Poitou-Charentes, Centre, Ile-de-France, Ouest lorrain affichent des niveaux inférieurs voire très inférieurs à la normale pour les plus réactives ;
Cette large zone est encadrée par un secteur sud, et surtout sud-est, avec des niveaux supérieurs voire très supérieurs à la normale (à l’exception du Roussillon) et par une frange littorale nord-ouest (Bretagne, Normandie, Nord-Pas-de-Calais) aux niveaux encore globalement plutôt supérieurs à la normale .
Plusieurs grandes nappes présentent une situation déficitaire persistante :
Les nappes du Pliocène et des alluvions quaternaires du Roussillon n’ont pas encore résorbé leur déficit ;
La nappe du calcaire de Champigny affiche un niveau stable globalement compris entre le quinquennal et le décennal sec ;
La nappe du calcaire de Beauce affiche un niveau stable déficitaire.
Certaines nappes voient leur état se dégrader :
La nappe de la craie en région Centre affiche un état de remplissage moins favorable qu’attendu et en baisse ;
La nappe des calcaires jurassiques du Bassin parisien (sud de la région Centre, Champagne-Ardenne), très réactive, revient à des niveaux très déficitaires avoisinant localement les fréquences décennales sèches ;
En région Poitou-Charentes, la situation des aquifères a continué à se dégrader en l’absence de précipitations. La majorité des niveaux sont maintenant inférieurs à la normale.
Les petits symboles sont des indicateurs ponctuels du niveau piezométrique.
Les gros symboles sont des indicateurs globaux de fluctuation des nappes. En cliquant sur ces gros symboles, on obtient un descriptif de la nappe concernée, et pour certains, on accède à une ou plusieurs chroniques d'évolution piezométrique.
Méthodologie et sources :
La carte présente certaines stations de réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantile, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé) :

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour au niveau.
Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).
L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banque ADES qui sont produites par les services de l'état (DIREN, DDAF, DDE,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils généraux ou régionaux, communes...)
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