Le niveaux de la plupart des nappes à fin octobre sont en baisse ou au mieux stables, néanmoins, des hétérogénéités d’évolution sont observés ponctuellement au sein d’un même aquifère. Le niveau des nappes est sensiblement inférieur à la normale pour la grande majorité des aquifères métropolitains. Les situations nettement déficitaires sont de plus en plus nombreuses mais encore bien souvent localisées. En revanche des situations fortement excédentaires sont devenues rares.
La situation des nappes est globalement moins favorable que celle observée début novembre 2008 à l’exception du pourtour méditerranéen et particulièrement du Roussillon..
Plusieurs grandes nappes présentent une situation déficitaire persistante :
Les nappes du Pliocène et des alluvions quaternaires du Roussillon ont bénéficié d’un début de recharge ;
La nappe du calcaire de Champigny a son niveau toujours en baisse ;
La nappe du calcaire de Beauce affiche une apparente stabilité ou au plus une très légère baisse depuis l’arrêt des pompages pour irrigation ;
Certaines nappes en région Rhône-Alpes (nappe des alluvions de la plaine de l’Ain, alluvions du Garons) se situent toujours proches de leur minima. Pour d’autres comme les nappes du Pliocène du Val de Saône, des alluvions fluvio-glaciaires de l’Est-Lyonnais, la recharge est encore très insuffisante;
La plupart des nappes alluviales de Franche-Comté (Doubs, Arlier, Drugeon, Breuchin) sont proches de leur minima enregistré.
Les nappes affichant encore une situation supérieure à la normale sont très localisées. Citons :
La nappe de la craie du Nord uniquement dans le secteur de Lille (Hellemes) affiche des niveaux qui restent globalement supérieurs à la normale
Les nappes du Languedoc (une partie de l’aquifère villafranchien de Mauguio-Lunel, la nappe du calcaire urgonien des garrigues du Gard) conservent des niveaux pour la période supérieurs à la normale
Les nappes des formations karstiques en région PACA, qui ont pu bénéficier des fortes précipitations de fin octobre qui ont touché le Vaucluse et le Var ont terminé le mois avec des débits qui restent globalement au-dessus de la moyenne.
Les petits symboles sont des indicateurs ponctuels du niveau piezométrique.
Les gros symboles sont des indicateurs globaux de fluctuation des nappes. En cliquant sur ces gros symboles, on obtient un descriptif de la nappe concernée, et pour certains, on accède à une ou plusieurs chroniques d'évolution piezométrique.
Méthodologie et sources :
La carte présente certaines stations de réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantile, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé) :

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour au niveau.
Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).
L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banque ADES qui sont produites par les services de l'état (DIREN, DDAF, DDE,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils généraux ou régionaux, communes...)
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