Les précipitations du mois de décembre ont été particulièrement abondantes sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 70%), la Corse, les Pays de la Loire et l’Alsace (+ 50%) mais très nettement déficitaires sur le Languedoc-Roussillon.
Déjà , novembre avait déjà été globalement bien arrosé à la différence des deux mois précédents. Sur toute la façade ouest du territoire les précipitations avaient atteint le double de la normale. En revanche, le Languedoc-Roussillon a connu un déficit pluviométrique de 60 à 80% ui s’est poursuivi en décembre.
Ce début d’hiver est à mi-temps de la période normale de recharge des nappes. Toutefois, la durée inhabituelle de la période estivale et le report des précipitations n’ont, en général, pas encore permis d’apport conséquent aux nappes.
Le niveaux de la plupart des nappes à fin décembre sont en hausse modeste ou stables. mais cela masque de grandes hétérogénéités. De grandes nappes, à forte inertie, étaient en baisse constante jusqu’à la fin décembre, quelques ressauts étaient toutefois observables.(nappe de la plaine de valence, nappe de Champigny, nappe du calcaire du Lutétien du bassin de paris, la nappe de la craie en Normandie). En revanche, les nappes très réactives qui ont bénéficiées des précipitations abondantes de fin d’automne sont en hausse marquée (nappes plio-quaternaires d’Aquitaine, nappes des calcaires jurassiques en Poitou-Charentes et sud de la région Centre, Alsace, nappes karstiques en PACA).
Le niveau des nappes est inférieur à la normale pour la grande majorité des aquifères métropolitains. Les situations nettement déficitaires restent encore très ponctuelles (bassin de Paris, Languedoc, Est-Lyonnais) . En contrepartie les situations fortement excédentaires se développent de nouveau dans les régions particulièrement arrosées (façade ouest, PACA).
En résumé on constate des situations très contrastées avec une recharge hétérogène et inférieure à ce que l’on peut habituellement espérer à la fin de l’automne.
La situation des nappes est globalement moins favorable que celle observée début janvier 2009 à l’exception du couloir rhodanien, du Roussillon.et de la frange atlantique.
Plusieurs grandes nappes présentent une situation déficitaire marquée :
 Certaines nappes en région Rhône-Alpes se situent toujours proches de leur minima (alluvions du Garons, Est-Lyonnais – couloir d’Heyrieux). Pour d’autres la recharge est encore très insuffisante ou inexistante. Il en est ainsi de la nappe du Pays de Gex, nappe des dépôts plio-quaternaires de la Dombes-Bresse, nappe de la plaine de Valence, etc.
Les nappes affichant une situation supérieure à la normale se multiplient mais restent localisées. Citons :
Les petits symboles sont des indicateurs ponctuels du niveau piezométrique.
Les gros symboles sont des indicateurs globaux de fluctuation des nappes. En cliquant sur ces gros symboles, on obtient un descriptif de la nappe concernée, et pour certains, on accède à une ou plusieurs chroniques d'évolution piezométrique.
Méthodologie et sources :
La carte présente certaines stations de réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantile, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé) :

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour au niveau.
Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).
L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banque ADES qui sont produites par les services de l'état (DIREN, DDAF, DDE,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils généraux ou régionaux, communes...)
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