La situation de déficit pluviométrique sur une partie du territoire conduit à observer pour ce mois de juin une évolution des ressources en eau souterraine à la baisse pour la majorité des points suivis (70%).
Les nappes fortement capacitives (nappe de la Craie, nappe des calcaires de Beauce, nappe de Champigny) sont toutes orientées à la baisse. Les tendances observées traduisent le début de la période des niveaux les plus bas. Ces baisses représentent le comportement habituel d’un aquifère sur son cycle hydrologique annuel.
L’évolution du niveau des nappes les plus réactives (nappes des calcaires jurassiques, nappes alluviales, socle) est assez hétérogène, directement orientée par l’importance relative des précipitations. Ainsi les niveaux de nappe en Alsace, dans le Sud Est se situent autour des valeurs normales et sont pour la plupart assez stables. Les niveaux de nappes en Midi-Pyrénées et dans le Roussillon sont, en revanche, inférieurs à la normale.
Le niveau des nappes à fin juin est en hausse pour 11% d'entre elles, en baisse relative pour 70% et stable pour les 19% restant.
L’état de remplissage des aquifères est assez contrasté : inférieur à la moyenne mensuelle interannuelle pour 56 % d’entre-eux, égal à la moyenne pour 29 % et supérieur à la moyenne pour les 16 % restant.
Certaines situations déficitaires restent caractéristiques (centre du bassin de Paris, Roussillon, Midi-Pyrénées, Franche-Comté). Quelques rares situations excédentaires se maintiennent dans les contextes aquifères de la plaine du Haut-Rhin et de la région PACA.
Plusieurs grandes nappes présentent une situation déficitaire :
Les nappes du Plio-Quaternaire du Roussillon ont certes profité des pluies de ces derniers mois mais la recharge globale de la période hivernale est cependant restée insuffisante pour un retour à un niveau correspondant à la normale ;
La nappe du calcaire de Champigny est marquée par une situation critique avec des niveaux très bas, qui restent inférieurs à la normale pour ce mois de juin. La vidange estivale se poursuit sur la plupart des piézomètres ;
La nappe du calcaire de Beauce pour laquelle la vidange estivale est continue en juin reste sensible. Les niveaux se situent en effet tous sous les normales de saison et les valeurs enregistrées à la même période en 2009 ;
La nappe du calcaire du Lutétien et des sables de l’Yprésien évolue, après une faible recharge hivernale, sur une baisse générale. Tous les niveaux observés sont inférieurs aux moyennes mensuelles et aux valeurs de 2009.
Les nappes affichant une situation proche voire supérieure à la normale restent localisées :
Les nappes du Haut-Rhin ont des niveaux en baisse au Nord de Colmar et dans la partie Sud mais ceux-ci sont relativement stables en centre plaine et en hausse sensible le long du Rhin (Fessenheim). Les moyennes mensuelles restent très proches de la normale dans la majeure partie du département ;
La nappe des alluvions anciennes de l'Isère en Plaine de Valence repart logiquement mais assez brutalement à la baisse sur la fin du dernier mois, après avoir dépassé des niveaux historiques. La situation reste encore excédentaire pour la saison et stable pour ce mois de juin. La vidange amorcée, très prononcée, laisse cependant présager une certaine dégradation de la situation dans le mois qui vient ;
Les nappes des formations karstiques en région PACA, ont vu leurs niveaux (ou débits) moyens se maintenir autour de la valeur normale, voire au dessus.
Les petits symboles sont des indicateurs ponctuels du niveau piezométrique.
Les gros symboles sont des indicateurs globaux de fluctuation des nappes. En cliquant sur ces gros symboles, on obtient un descriptif de la nappe concernée, et pour certains, on accède à une ou plusieurs chroniques d'évolution piezométrique.
Méthodologie et sources :
La carte présente certaines stations de réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantile, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé) :

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour au niveau.
Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).
L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banque ADES qui sont produites par les services de l'état (DIREN, DDAF, DDE,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils généraux ou régionaux, communes...)
Plan du site |
RSS |