Situation Générale du 16 mai 2011

Sous l’influence persistante de conditions anticycloniques, la France métropolitaine a connu cette année un mois d’avril parmi les plus secs depuis 1959.

Par rapport à la normale, le mois d’avril 2011 affiche des cumuls de précipitations déficitaires sur la quasi-totalité du pays. Globalement sur la France, les cumuls de précipitations pour le mois d'avril 2011 n'ont atteint que 29 % de la moyenne de référence établie sur la période 1971-2000. Le déficit dépasse même 75 % de la Somme à l’est de la Bretagne et au Bassin parisien, de la Vendée à la Gironde jusqu’au nord des Alpes, sur le littoral des Bouches-du-Rhône au Var, en Bourgogne, en Champagne et au sud de l’Alsace.

Depuis le mois de septembre 2010, début de l'année hydrologique, les cumuls de précipitations relevés sont déficitaires par rapport aux normales sur la plus grande partie du pays. Ce déficit se situe même entre 50 et 75 % de la normale du Poitou au Limousin et jusqu’au nord de Midi-Pyrénées, du nord du massif alpin au Jura, sur le sud des Vosges ainsi que sur le nord du bassin parisien. Ce quatrième mois consécutif à pluviométrie déficitaire affecte gravement les ressources en eau.

Faisant suite à un début d’année déjà nettement déficitaire à l’exception des régions méditerranéennes, le nouveau déficit pluviométrique observé ce mois-ci, conjugué aux fortes chaleurs, fait que les sols superficiels sont extrêmement secs pour une fin de mois d’avril sur la majeure partie du pays. La moitié nord de la France connaît même des niveaux de sécheresse des sols jamais atteints fin avril au cours des cinquante dernières années. Les déficits quasi-généralisés sont particulièrement sensibles des plaines du Sud-Ouest à la Bretagne et au Nord-Est.

Le manteau neigeux au 1er mai 2011 s’est considérablement amoindri. Seuls, les massifs les plus élevés des Alpes et des Pyrénées conservent une couverture neigeuse. La quantité d’eau stockée dans le manteau neigeux est par conséquent très inférieure à la moyenne des simulations pour un 1er mai sur la période 1995-2006 sur pratiquement l’ensemble des massifs.

Le niveau des nappes au 1er mai 2011 est hétérogène d’une région à l’autre.

Plus des deux tiers (68%) des réservoirs affichent un niveau inférieur à la normale. C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin parisien et dans le Sud-Ouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce, du Bas-Dauphiné, du Champigny en Ile-de-France ou encore les nappes du bassin de la Garonne. Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.

Les secteurs du Sud de l’Alsace (Haut-Rhin) et du Sud / Sud-Est du pays (Languedoc-Roussillon et Provence) présentent des niveaux plus favorables.

Une proportion réduite des niveaux de nappe est en hausse ou stable (34%) en avril. La grande majorité des niveaux est en baisse (66%) pour ce mois. Cette situation confirme la tendance assez négative observée les mois précédents. Les données du mois d’avril confirment, avec le déficit pluviométrique conséquent observé depuis le début de l’année, que la période de recharge des nappes a été très peu effective sur une grande partie du territoire.

 

restrictions

Précipitations

Précipitations
efficaces

Eau dans
le sol

Nappes

 

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