Situation Générale du 13 septembre 2011

Les précipitations au mois d'août 2011 ont été très contrastées selon les régions. Largement excédentaires sur la moitié nord du pays avec des cumuls deux à trois fois supérieurs à la normale sur le nord-ouest, elles ont été à l’inverse nettement déficitaires sur l’extrême sud. En Corse, qui n’a pratiquement pas connu de pluie, ce mois d’août est le plus sec des quarante dernières années alors qu’il est, en Haute-Normandie, le plus humide de cette même période.


La sécheresse météorologique cumulée sur un an (depuis le mois de septembre 2010, début de l'année hydrologique) est très nettement atténuée suite aux précipitations de cet été. La situation s’est en effet nettement améliorée au cours de ces deux derniers mois et les déficits encore présents ne dépassent pas les 25%. Cependant, les précipitations efficaces demeurent encore déficitaires sur la majeure partie du pays.


Au 1er septembre 2011, les sols superficiels, suite aux cumuls de précipitations d’août, se sont nettement humidifiés sur une grande moitié nord du pays, les Pyrénées et le delta du Rhône. Toutefois, les sols restent secs sur un grand quart sud-ouest, la Côte d’Azur, les Alpes du sud, la pointe de la Bretagne et la Corse.


Les précipitations abondantes de cet été ont été beaucoup trop tardives pour contribuer significativement à la recharge des aquifères et près des deux tiers des réservoirs (63%) affichent toujours un niveau inférieur à la normale. C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin parisien et dans le Sud-Ouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce, du Bas-Dauphiné, du Champigny en Ile-de-France ou encore les nappes du bassin de la Garonne. Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.

Les secteurs du Sud-Est du pays (Régions Languedoc-Roussillon et Provence Alpes Côte d’Azur) et de l’Est (Région Alsace) présentent des niveaux plus favorables.


Par rapport au mois précédent, la proportion de niveaux stables ou en hausse est stationnaire (33% des niveaux). Pour la plus grande partie des régions et notamment pour le Bassin Parisien, la situation n’a pas changé. Quelques rares cas particuliers échappent à ce constat lorsque la recharge des nappes a déjà joué (Cf. Alsace), en lien avec les précipitations excédentaires des mois d’été et les mesures de restrictions prises dès le printemps. La grande majorité des niveaux reste cependant en baisse (67%), en particulier dans les régions où les niveaux sont déjà inférieurs aux normales (ensemble du bassin parisien et certains secteurs d’Aquitaine et de Rhône-Alpes). Dans ces régions, les pluies des mois d’été n’ont pas permis d’inverser la tendance d’évolution à la baisse des niveaux de nappe.


Les débits mesurés sur les rivières au cours du mois d'août ont été encore plus proches des normales que les mois précédents. Cette amélioration s'explique par les précipitations abondantes. Cependant, encore 10% des débits mesurés, notamment dans les départements du Tarn, de l'Aveyron et de la Lozère, ont des valeurs très faibles observées moins d'une année sur dix (fréquence inférieure à la décennale sèche).

 

restrictions

Précipitations

Précipitations
efficaces

Eau dans
le sol

Nappes

Débits

   

 

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