Etat des nappes

Août 2017

En cette période des plus basses eaux annuelles, sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus hauts pour un tiers des points suivis (29%) et sont modérément bas à très bas pour les 71% restants (dans le détail, 2% sont hauts, 8% modérément hauts, 19% autour de la moyenne, 33% modérément bas, 23% bas et 15% très bas).

Les niveaux des nappes fin juillet 2017 sont en baisse pour 83% d'entre eux, stables pour 12% et en hausse pour les 5% restant : le nombre de points en baisse (83%) a notablement augmenté au cours des deux derniers mois (66% fin mai 2017) et le nombre de points en hausse (5%) est désormais très réduit (il était le double fin mai 2017).

Plusieurs secteurs présentent cependant des niveaux moins déficitaires. Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période des plus basses eaux, avec des niveaux autour de la moyenne, on peut citer :

  • les aquifères karstiques des régions de Nîmes et Montpellier dont les niveaux sont toujours orientés à la baisse mais qui se situent encore globalement autour de la moyenne dans un contexte de pluies proches de la normale pour ce mois de juillet ;
  • la nappe du Plio-Quaternaire Aquitain dont les niveaux se sont stabilisés à la faveur des pluies de fin juin qui ont induit une recharge notable. Pour plusieurs secteurs les niveaux sont proches de la moyenne ;
  • la nappe des calcaires de Beauce au sud du Bassin parisien dont les niveaux, certes en baisse, sont encore, globalement, autour des valeurs moyennes.

De nombreux secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux bas voire très bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :

  • la nappe de la craie champenoise dont les points sont orientés à la baisse et qui présentent, pour un grand nombre d’entre eux, des niveaux bas voire très bas ;
  • la plus grande partie des nappes du Bassin parisien qui présentent des niveaux plus bas que la moyenne à cause d’une recharge hivernale réduite. Les niveaux sont dans la plupart des cas orientés à la baisse ;
  • les aquifères de la vallée du Rhône, en amont et en aval de Lyon, qui présentent des niveaux orientés à la baisse et qui, dans leur grande majorité, sont bas voire très bas, en conséquence de la recharge hivernale déficitaire ;
  • la nappe des calcaires jurassiques de Lorraine dont tous les niveaux sont globalement bas à très bas et dont l’orientation est toujours à la baisse.

Nappes

Télécharger la carte du niveau des nappes au format PDF

 

Méthodologie et sources :

La carte présente certaines stations de réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantile, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé) :

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour au niveau.

Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).

 

L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banque ADES qui sont produites par les services de l'état (DIREN, DDAF, DDE,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils généraux ou régionaux, communes...)