Bulletin National de Situation Hydrologique

Etat des nappes

Niveau des nappes en avril 2018


NB : La carte présente certaines stations des réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantiles, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé).

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour du niveau. Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).

L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banque ADES qui sont produites par les services de l'état (DREAL, DDAF, DDT,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils départementaux ou régionaux, communes,...).

Le niveau des nappes au 1er avril 2018 est hétérogène d’une région à l’autre.

Près des deux-tiers des nappes (60%) affichent un niveau modérément haut à très haut et moins d’un quart d’entre elles (21%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Un cinquième (19%) se situe dans la moyenne. Cette situation confirme l’incidence notable des pluies de ce début d’année et une recharge hivernale conséquente. A l’exception de quelques rares secteurs, on note, sur la plus grande partie du territoire, que les précipitations du début d’année ont été significatives en termes de recharge des aquifères.

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit une recharge hivernale qui se termine. On se situe désormais, avec seulement 41 % des points encore orientés à la hausse, sur la période ou la plus grande majorité des points tend à se stabiliser. Le nombre de points dont la tendance d’évolution est à la baisse augmente de manière significative (39%) par rapport au mois précédent (25% fin mars). Cette situation traduit la période de bascule entre hautes eaux et baisse progressive des niveaux vers les basses eaux. La fin de la recharge hivernale semble désormais actée.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • L’ensemble des nappes du bassin Adour-Garonne dont les niveaux sont stables, voire en hausse et qui se situent désormais au-dessus des valeurs moyennes. ;
  • Les nappes de l’est et du sud du Bassin parisien dont les niveaux sont modérément hauts à hauts avec, certes, une tendance globale à la baisse mais habituelle pour cette période de l’année ;
  • les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux sont désormais stables mais assez hauts pour cette période de l’année ;
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux désormais hauts, après des épisodes pluvieux significatifs récents, qui ont induit une dynamique de recharge importante.
Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, tout particulièrement en aval de Lyon, qui présentent des niveaux qui sont en hausse progressivement mais qui, pour beaucoup d’entre eux, sont bas, à cause d’un cumul de pluie faible sur le début d’année ;
  • Les aquifères de la plaine du Roussillon dont les niveaux sont, globalement, assez stables mais encore, pour beaucoup, assez bas. Ce secteur n’a pas bénéficié d’épisodes pluvieux suffisants pour générer la recharge attendue ;

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