Etat des nappes

Niveau des nappes en mai 2018


NB : La carte présente certaines stations des réseaux de surveillance quantitative des nappes (piézométrie). L'indicateur de niveau est la fréquence de retour du niveau mensuel moyen observé de la station, réparti en cinq quantiles, du plus sec (représenté en rouge) au plus humide (en bleu foncé).

Les stations indiquées en blanc signifient une insuffisance de données historiques pour déterminer la fréquence de retour du niveau. Le fond de carte (données fournies par le BRGM) représente les grands systèmes aquifères et les zones alluviales (en blanc) et les domaines sans grand système aquifère individualisé (en gris).

L'évaluation de l'indicateur est effectuée par le BRGM, à partir de données de la banque ADES qui sont produites par les services de l'état (DREAL, DDAF, DDT,...), des établissements publics (Agences de l'Eau, BRGM) et des collectivités (conseils départementaux ou régionaux, communes,...).

Le niveau des nappes au 1er juin 2018 est hétérogène d’une région à l’autre.

La moitié des nappes (50%) affiche un niveau modérément haut à très haut et moins d’un quart d’entre elles (23%) affiche un niveau modérément bas à très bas. Un quart environ (27%) se situe dans la moyenne. Cette situation confirme l’incidence notable des pluies du début d’année qui se sont prolongées tardivement. A l’exception de quelques secteurs, on note, sur une grande partie du territoire, que les niveaux de nappes ont bénéficié d’une recharge très bénéfique grâce aux précipitations des mois de janvier à mai.

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit une recharge hivernale qui est désormais achevée. On est désormais orienté vers la période de basses eaux. Ainsi le nombre de points dont la tendance d’évolution est orientée à la baisse de niveau augmente fortement au 1er juin à 61% (pour 39% au 1er mai). Cette situation traduit le passage progressif vers la période de basses eaux. La recharge hivernale est terminée, les pluies de mai ont principalement bénéficié à la végétation.

La situation des nappes au 1er juin 2018 traduit la fin de la période de recharge hivernale et le passage progressif vers la période des basses eaux.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • La nappe de l’ensemble du bassin Adour-Garonne dont les niveaux sont assez variables selon les secteurs mais qui se situent globalement, pour beaucoup, au-dessus des valeurs moyennes.
  • Une grande partie des nappes du Bassin parisien dont les niveaux présentent, après plusieurs mois de pluies marquées, une tendance certes à la baisse mais avec des valeurs désormais moyennes voire modérément hautes.
  • Les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux s’orientent progressivement vers la baisse mais qui sont hauts voire très hauts pour cette période de l’année.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux désormais hauts. Les épisodes pluvieux des derniers mois ont induit une dynamique de recharge très significative.
Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :
  • Les aquifères des secteurs amonts de la Région PACA qui présentent des niveaux modérément bas à cause d’une recharge hivernale assez réduite. Certains points ont cependant bénéficié des fortes pluies récentes et ainsi d’une recharge tardive.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, tout particulièrement en aval de Lyon, qui présentent des niveaux qui se stabilisent progressivement mais qui, pour beaucoup d’entre eux, sont bas, à cause d’un cumul de pluie faible sur le début d’année.
  • La nappe des sables du Maine, à l’ouest du bassin parisien, dont les niveaux sont autour de la moyenne voire modérément bas. Ce secteur, comme une grande partie de l’ouest du territoire, n’a pas bénéficié d’épisodes pluvieux en mai.

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