Principales causes de pré identification en masses d’eau fortement modifiées

Escaut et côtiers Manche Mer du Nord

17 masses d’eau cours d’eau (30%), ont été préidentifiées comme MEFM (+MEA) ; la plupart d’entre elles correspondent à des rivières canalisées. (autres critères : densité de population supérieure à 1000 habitants/km² ou prélèvements supérieurs à 10 millions de m3/an). Un seul plan d’eau a été désigné comme fortement modifié (tous les autres sont des MEA).

Trois des quatre masses d’eau de transition, correspondant à des ports (Boulogne/Mer, Calais, Dunkerque), ont été désignées en MEFM. Ce n’est le cas d’aucune masse d’eau côtière.

Meuse

Pour l’essentiel, les masses d’eau proposées au classement en fortement modifiées sont les tronçons navigables de la Meuse qui représentent plus de 80% du linéaire candidat. Les autres masses d’eau sont celles qui subissent des aménagements lourds lors des traversées d’agglomérations.

8 masses d’eau cours d’eau (6%) ont été identifiées comme fortement modifiées.

4 des 5 plans d’eau du bassin ont été identifiés comme fortement modifiés.

Sambre

Seule une masse d’eau parmi les 11 masses d’eau cours d’eau est désignée comme fortement modifiée ; il s’agit d’une rivière canalisée.

L’unique plan d’eau du bassin est identifié comme masse d’eau artificielle.

Rhin

Les causes du classement provisoire en masse d’eau fortement modifiée dans le bassin Rhin les plus fréquentes concernent les digues et les aménagements urbains (57% des masses d’eau fortement modifiées). Les voies navigables représentent un tiers des masses d’eau classées et se rencontrent exclusivement sur les principaux cours d’eau : Rhin, Moselle et, dans une moindre mesure, la Sarre. D’autres aménagements comme les petits barrages en forte densité représentent localement des contraintes fortes mais ne concernent globalement que peu de masses d’eau fortement modifiées (environ 15%).

55 masses d’eau cours d’eau (12%) ont été identifiées comme fortement modifiées.

22 plans d’eau (67%) ont été identifiés comme fortement modifiés.

Seine et côtiers normands

60 masses d’eau cours d’eau (14%), constituées par de grands axes aménagés pour la navigation et par des petites rivières très anthropisées d’Ile de France, ont été pré-identifiées comme fortement modifiées.

15 plans d’eau correspondant à des grands barrages-réservoirs ou à des retenues au fil de l’eau ont été classés en MEFM.

Les 6 masses d’eau de transition du bassin et 2 masses d’eau côtières (10%) ont été considérées comme des MEFM, en raison de l’importance des activités entraînant la modification des fonds (dragages, extractions de granulats), et de l’artificialisation du trait de côte (aménagements).

Loire, côtiers bretons et vendéens

69 masses d’eau cours d’eau (10%) sont considérées comme fortement modifiées, principalement du fait de la navigation, des recalibrages et des rectifications, et dans une moindre mesure, l’aval de retenues, les successions de seuils et barrages, l’urbanisation, les routes et endiguements sur les deux berges.

131 masses d’eau plans d’eau (89%) sont classées en MEFM ; elles sont constituées de retenues ou d’ensembles de retenues.

Aucune MEFM n’a été identifiée parmi les masses d’eau côtières ; en revanche 7 masses d’eau de transition (23%) sont fortement modifiées, soit par la présence de barrages ou de portes, soit par la présence d’aménagements portuaires ou de dragages importants.

Rhône et côtiers méditerranéens

Pour les cours d’eau, 40% des masses d’eau ont été pré-identifiées en MEFM (dont près d’un quart avec un doute) ; les principales origines de ce classement sont les aménagements pour la navigation, la production hydroélectrique et l’irrigation, et enfin les endiguements pour la protection contre les crues.

49 plans d’eau ont été identifiés comme fortement modifiés : 60% d’entre eux correspondent à de grands aménagements hydroélectriques dans les Alpes et le Massif-Central ; les autres sont répartis entre aménagements ludiques, navigation et alimentation en eau potable.

3 masses d’eau de transition (soit 9%) sont classées comme fortement modifiées, en raison de pressions sur la morphologie (avant-port, apports du canal EDF, avancée de l’aéroport sur la lagune).

Les 8 masses d’eau côtières (25%) pré-identifiées en MEFM concernent des secteurs « historiquement » aménagés en pôle industrialo-portuaire ou en grosse agglomération, et marqués par de fortes atteintes à l’hydromorphologie (artificialisation du trait de côte, terrains gagnés sur la mer)

Garonne, Adour et côtiers charentais

Parmi les cours d’eau, 196 masses d’eau, soit 28%, sont pré-identifiées comme fortement modifiées. Les principales causes sont les pressions sur la morphologie (76% des cas) et les pressions entraînant des modifications du régime hydrologique (44% des cas). 4 bassins (Tarn-Aveyron, Charente, Garonne et Lot) voient plus d’un tiers de leurs cours d’eau concernés par ce classement. Les grands fleuves - Adour, Garonne, Tarn, Aveyron, Lot, Dordogne et Charente - sont classés en MEFM sur une partie de leur cours.

85 lacs, soit 83% des plans d’eau, sont classés comme fortement modifiés. Ces masses d’eau sont des tronçons de cours d’eau modifiés par l’implantation d’un barrage.

4 masses d’eau de transition (33%) sont fortement modifiées par l’artificialisation des berges (zones urbanisées, digues, installations portuaires, ostréiculture) et par les impacts de la chenalisation.

2 masses d’eau côtières (18%) sont classées comme fortement modifiées du fait de la présence de zones conchylicoles, de l’anthropisation des berges et des dragages.

Corse

12 masses d’eau cours d’eau (18%) ont été pré-identifiées en MEFM (dont 8 avec un doute), à cause des aménagements pour l’irrigation, l’hydroélectricité et l’eau potable.

Les 6 masses d’eau plans d’eau du Bassin sont des tronçons de cours d’eau modifiés par l’implantation d’un barrage, ils ont donc été classés en tant que MEFM.

Aucune masse d’eau côtière ou de transition n’a été considérée comme fortement modifiée.

Guadeloupe

Aucune masse d’eau (continentale ou côtière) du bassin n’est désignée de manière prévisionnelle en masse d’eau fortement modifiée.

Martinique

Sur les 5 masses d’eau cours d’eau de l’île, 2 ont été identifiées comme MEFM : l’une en raison du contrôle hydraulique exercé  par les successions de seuils et les captages (AEP et irrigation) ; l’autre en raison d’un recalibrage.

Aucune masse d’eau plan d’eau, ou côtière, ou de transition, n’est définie comme fortement modifiée.

Réunion

Aucune masse d'eau du bassin n'est désignée de manière prévisionnelle en masse d'eau fortement modifiée.

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Cartes : pré identification des masses d'eau fortement modifiées

Escaut et côtiers Manche Mer du Nord
Meuse
Sambre
Rhin
Seine et côtiers normands
Loire, côtiers bretons et vendéens
Rhône et côtiers méditerranéens
Garonne, Adour et côtiers de Charente
Corse
Martinique