Caractérisation économique des activités

Escaut et côtiers Manche Mer du Nord

Avec environ 4,5 millions d’habitants, la densité moyenne est de 242 habitants/km². L’évolution démographique connaît depuis 1955 une relative stabilisation, même si l’on peut identifier des mouvements de population  à l’intérieur du bassin.

L’industrie est historiquement très présente dans ce bassin (textile-habillement, filière métaux-mécanique-électrique-automobile, chimie et agroalimentaire) et les industries traditionnelles côtoient les industries de pointe.

L’agriculture (cultures principalement), est fortement liée à l’industrie agroalimentaire.

L’aquaculture marine, la conchyliculture (mytiliculture) et la pêche maritime sont pratiquées sur le littoral ; l’aquaculture continentale est pratiquée dans le Pas de Calais et la Somme.

Le littoral possède un fort potentiel de développement touristique, avec notamment un tourisme de week-end très développé.

Meuse

Le sous-bassin de la Meuse, dans sa partie française, compte 470 000 habitants (en 1999), avec une densité moyenne de 60 habitants/km². La population a diminué de 6,1% entre 1982 et 1990, et s’est de nouveau accru de 0,3% entre 1990 et 1999.

L’agriculture, essentiellement orientée vers les grandes cultures et la production de bovins, a été marquée au cours des 30 dernières années par une concentration des terres et un nombre d’emplois divisé par deux (4850 exploitations en 2000).

La métallurgie est le plus gros secteur d’activité en chiffre d’affaire.

Le nombre de pêcheurs est évalué à 61 000.

L’activité thermale, localisée au sud du bassin (Vittel, Contrexéville), totalise 150 000 journées de cure/an.

Sambre

Affluent de la Meuse, le sous-bassin de la Sambre rassemble près de 200 000 habitants, la densité moyenne est de 180 habitants/km² ; la population se concentre surtout dans la vallée de la Sambre.

L’industrie est très bien implantée dans la vallée de la Sambre : métallurgie, automobile, verrerie.

L’agriculture (1761 exploitations) est orientée principalement vers l’élevage.

Le principal site touristique du bassin est le lac du Val Joly ; il existe également plusieurs zones de loisirs sur la Sambre et les affluents.

Rhin

Dans le secteur Rhin supérieur, la population atteint 1 724 000 habitants, et la densité moyenne est de 210 habitants par km².

L’agriculture (14 800 exploitations) est orientée principalement vers le maïs (irrigué), mais aussi le blé tendre et la vigne. L’élevage des volailles et des équidés se développe au détriment de celui des bovins, ovins et porcins.

Les industries agro-alimentaires, la chimie, l’automobile et les biens d’équipement génèrent le chiffre d’affaires le plus important.

Le nombre de pêcheurs est évalué à 137 000.

Les activités thermales connaissent une fréquentation de l’ordre de 110 000 journées/cure par an.

Dans le secteur Moselle-Sarre, la population s’élève à 1 981 000 habitants, avec une densité de 129 habitants/km².

L’agriculture (11 677 exploitations) est orientée principalement vers les céréales et les oléagineux. L’élevage est plutôt en régression (en particulier, vaches laitières et porcins).

L’industrie a connu une forte mutation avec la réduction des industries lourdes (raffineries, sidérurgies) et l’arrêt des industries extractives de la houille et du minerai de fer.

La production d’énergie thermique (5 installations) et nucléaire (1 unité) place la Lorraine dans les premiers rangs des régions productrices.

Le nombre de pêcheurs est évalué à 150 000.

La seule station thermale présente sur le bassin connaît une fréquentation de l’ordre de 260 000  journées/cure par an.

Seine et côtiers normands

Le bassin compte 17,25 millions d’habitants, avec une densité moyenne de 178 habitants/km², mais 55% de la population est concentrée sur seulement 2% du territoire, l’agglomération parisienne.

L’industrie est caractérisée par le développement des filières situées en aval des productions (chimie de spécialités, automobile) et l’augmentation des emplois tertiaires.

L’agriculture, orientée vers les cultures industrielles, les céréales et l’élevage bovin compte 104 000 exploitations.

La navigation fluviale est une activité importante, tant pour la navigation commerciale - le bassin de la Seine regroupe 3 des 6 premiers ports fluviaux de France – que pour la navigation de plaisance.

Le littoral, avec ses 17 ports, est une grande région de pêche et de conchyliculture ; la pisciculture est surtout représentée par la salmoniculture continentale (13,5% de la production nationale).

Enfin, 550 sites représentent une fréquentation moyenne estimée à 2,5 millions de visites par an pour les loisirs nautiques ; les sites de baignade (en mer ou en eau douce) font l’objet de 30 millions de visites par an.

Loire, côtiers bretons et vendéens

La population du bassin s’élève à 11,84 millions d’habitants, correspondant à une densité moyenne d’environ 75 habitants par km².

L’agriculture (384 200 exploitations) est tournée principalement vers l’élevage (bovins lait et viande, porcs, volailles) et les grandes cultures.

L’activité industrielle est marquée par la prépondérance des industries agro-alimentaires. Le bassin compte 5 sites nucléaires et de nombreuses centrales hydroélectriques.

Le littoral a assuré en 2001 45% de la production conchylicole nationale ; près d’un tiers des navires de pêche français se situent en Bretagne. La pisciculture est principalement continentale (la région Bretagne détient 30% du chiffre d’affaires national de la salmoniculture).

La fréquentation touristique du bassin atteint 18 millions de personnes par an ; elle est principalement localisée sur le littoral.

Rhône et côtiers méditerranéens

Avec une population de 13,6 millions d’habitants, le bassin présente une densité légèrement supérieure à 100 habitants/km², avec une répartition spatiale très hétérogène.

L’agriculture est diversifiée et bien localisée : élevage laitier en Franche-Comté et dans les Alpes du Nord, élevage ovin et caprin dans les alpes du Sud, horticulture et arboriculture dans la basse vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen, grandes cultures dans le lyonnais et en Bourgogne. Seule la vigne se trouve un peu partout dans le bassin. Globalement, la production végétale est prédominante.

L’activité industrielle est importante, mais inégalement répartie dans le bassin et très sectorisée (métallurgie et chimie en Rhône-Alpes, pharmaceutique en Bourgogne, horlogerie et lunetterie en Franche-Comté) ; l’industrie agro-alimentaire est globalement très présente. Les secteurs énergétique et pétrochimique sont également très représentés.

La production d’eau en bouteilles est importante. Le bassin compte 39 stations thermales (4 382 900 jours de cure en 2002).

La pisciculture continentale représente 80% des volumes produits au niveau national.

Enfin, l’attractivité touristique du bassin est importante, avec une population saisonnière estimée à 6,5 millions, soit une augmentation de près de 50% de la population en période touristique.

Garonne, Adour et côtiers de Charente

Le bassin comprend 6,66 millions d’habitants permanents et une densité moyenne de 57 habitants/km² ; la population saisonnière atteint les 3 millions d’habitants.

Le bassin a une vocation agricole affirmée (cultures et élevages), caractérisée par une forte demande en eau pour les besoins de l’irrigation (645 000 ha irrigués, un quart des exploitations concernées). Cette agriculture est à la base d’une industrie agroalimentaire diversifiée et de qualité.

Indépendamment des grands centres urbains du bassin, le territoire est peu industrialisé : le tissu industriel traditionnel (chimie lourde, cuir, textile, papier, métallurgie), par endroits en déclin, cohabite ainsi avec des industries de pointe comme l’électronique et l’aéronautique.

La production hydroélectrique est importante (700 centrales produisant 14,5 milliards de  kWh) , de même que la production de granulats (46 millions de tonnes/an).

Les richesses piscicoles (en eau douce et en zone maritime) font l’objet d’une forte valorisation par la pêche professionnelle et de loisirs ; les exploitations conchylicoles de la façade atlantique représentent 40% de la production française de coquillages.

Enfin, le bassin possède un important potentiel touristique : activités nautiques en eau douce (fréquentation de 8 millions de journées en 1993), tourisme balnéaire (77 millions de nuitées en 1995), thermalisme (35 stations et 4 millions de journées de cure), et tourisme fluvial (850 km de voies navigables) attirent 3 millions d’estivants chaque année.

Corse

La population s’élève a environ 265 000 habitants en 2002 et s’accroît légèrement depuis 1990.

Le tourisme, principalement lié à la mer, est la première activité économique  de l’île : 2,3 millions de touristes en 2003.

L’agriculture (3600 exploitations) est orientée vers les productions végétales viticoles et fruitières et l’élevage ovin et caprin.

L’industrie est peu développée, mais dynamique, et principalement tournée vers l’agro-alimentaire et l’énergie.

La pêche maritime présente un caractère artisanal marqué ; l’aquaculture s’est développée depuis une dizaine d’années, faisant de la Corse la 3ème région française productrice de poissons d’aquaculture.

Guadeloupe

La population s’élève à environ 440 000 habitants, avec une densité moyenne de 248 habitants/km², concentrée le long des côtes.

Le tourisme est la principale activité de l’archipel, avec une population touristique annuelle d’environ 800 000 personnes.

L’agriculture est également une activité majeure du territoire, avec 12 099 exploitations ; la canne à  sucre et la banane sont les deux cultures principales, suivies des cultures vivrières et maraîchères. L’élevage (bovins, caprins, porcins et volailles) est diffus, basé sur des cellules de production de type familial.

L’activité de pêche est bien présente, tandis que l’aquaculture est peu développée.

L’activité industrielle, relativement limitée, regroupe essentiellement les industries de la filière de la canne à sucre (sucrerie, distillerie), les industries agro-alimentaires et les industries de production de biens de consommation.

Martinique

La Martinique compte 380 000 habitants et présente une densité de 338 habitants par km².

L’agriculture est en déclin (diminution du nombre d’exploitations et de la SAU) ; les deux productions majeures sont la banane et la canne à sucre. L’élevage est orienté vers les porcins au nord de l’île, vers les bovins, les ovins et les volailles au sud.

Bien que freiné dans son développement depuis la crise de 1998, le secteur du tourisme constitue un des pôles d’activité majeurs : en 2003, l’île a reçu 458 000 touristes à terre, près de 40 000 plaisanciers et 268 000 croisiéristes.

Réunion

La Réunion comptait 705 000 habitants en 1999 (densité de 282 habitant/km2) et la population devrait croître fortement dans les prochaines années.

La richesse réunionnaise provient très majoritairement du secteur du commerce et des services (85 % de la valeur ajoutée).

L'agriculture représente moins de 3 % de la valeur ajoutée. Les principales productions sont la canne à sucre, les fruits et légumes et le bétail.

Le secteur industriel est également faible et se concentre sur l'agro – alimentaire et principalement les sucreries et les distilleries.

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    Synthèse de la caractérisation économique des activités liées à l’eau