Principales causes de classement en risque des eaux de surface
Escaut et côtiers Manche Mer du Nord
9 masses d’eau cours d’eau sur 54 (17%) présentent un risque de non atteinte du bon état en raison de pressions organique, azotée et phosphorée.
Les 5 masses d’eau côtières et la masse d’eau de transition non fortement modifiée sont identifiées en risque en raison de développements importants de phytoplancton liés à la présence de nutriments ; les micropolluants organiques sont également en cause.
Meuse
58 masses d’eau cours d’eau sur 139 sont classées en risque : les principales causes sont les pollutions par les pesticides (39% des masses d’eau), ainsi que les pollutions organique, azotée et phosphorée, et les pressions hydromorphologiques, qui chacune concernent plus d’un tiers du linéaire des masses d’eau.
Sambre
4 masses d’eau cours d’eau sur 11 sont classées en risque de non atteinte du bon état en raison de pressions organique, azotée et phosphorée.
Rhin
209 masses d’eau cours d’eau sur 469 sont classées en risque : les causes principales sont, dans le secteur Rhin supérieur, les pressions hydromorphologiques, la pollution par les pesticides et les micropolluants minéraux et, dans le secteur Moselle Sarre, les pesticides et les pollutions organique, azotée et phosphorée.
Seine et côtiers normands
75 masses d’eau cours d’eau (sur 417) présentent un risque de ne pas atteindre le bon état en 2015. Les principales causes la pollution par les nitrates, les pesticides et les micropolluants, mais aussi les pressions morphologiques (envasement, aménagements)
3 masses d’eau côtières sur 19 sont classées en risque, en raison du relargage de métaux contenus dans les sédiments, de l’aménagement du trait de côte, de l’augmentation des teneurs en azote, de l’eutrophisation et des proliférations d’algues toxiques.
Loire, côtiers bretons et vendéens
Pour les 277 masses d’eau cours d’eau (sur 716) identifiées en risque, ce sont les modifications physiques (seuils, étangs,…) qui posent le plus de problèmes pour le respect des objectifs. Les apports de matières organiques (principalement liés aux rejets des stations d’épuration), les pesticides et les nitrates interviennent également.
Sur 13 plans d'eau d'origine naturelle, 4 plans d'eau sont classés en risque et 2 en doute en raison de la présence de trop grandes quantités d’éléments nutritifs (en particulier le phosphore), entraînant des phénomènes d’eutrophisation. L'étude du risque étendue à l'ensemble des masses d'eau plans d'eau (y compris les MEFM et les MEA) conduirait au classement de 35 plans d'eau en risque et 37 en doute sur les 144 masses d'eau plans d'eau (soit environ 25% des plans d'eau en risque et 25% en doute). Pour les eaux de transition (13 masses d’eau en risque sur 30) et côtières (13 sur 39), les micropolluants sont la principale cause d’altération. Sur le littoral, les apports de nutriments sont également responsables de la prolifération de phytoplancton et de marées vertes.
Rhône et côtiers méditerranéens
Parmi les masses d’eau cours d’eau, un peu moins de 8% présentent un risque fort de ne pas atteindre le bon état et 24% ont été identifiées en doute. Les pressions sur l’hydromorphologie (prélèvements et modifications du régime hydrologique, ruptures de la continuité amont-aval, problèmes de connectivité latérale) sont en causes dans 60% des cas. Du point de vue qualitatif, les pesticides et les autres polluants microorganiques, sont les principales causes de déclassement (respectivement 37% et 28% des cas), suivis par les métaux.
14% des 57 masses d’eau plan d’eau sont classés en risque et 48%, en doute.
20% des 35 masses d’eau de transition présentent un risque fort ; 52% sont en doute. Les principales causes du risque sont les atteintes à l’hydromorphologie et l’altération significative de la qualité des eaux et, dans les zones soumises à une pression démographique et touristique importante,.l’eutrophisation.
Enfin, parmi les 32 masses d’eau côtières, aucune n’est classée en risque mais 38% sont en doute.
Garonne, Adour et côtiers charentais
116 masses d’eau cours d’eau (sur 696) risquent de ne pas atteindre le bon état, en raison de pressions liées aux pesticides, aux nitrates, ou encore de pressions sur la ressource ou sur l’hydromorphologie.
3 plans d’eau sur 102 sont classés en risque en raison d’une colonisation par des espèces exotiques.
3 masses d’eau côtière sur 11 et 6 masses d’eau de transition sur 12 présentent un risque lié à leur qualité chimique.
Corse
7 masses d’eau cours d’eau (sur 63) présentent un risque fort de ne pas atteindre le bon état ; 8 autres ont été identifiées en doute. Les impacts des prélèvements sont l’une des causes essentielles du risque. Les aménagements hydroélectriques interviennent pour 11% des masses d’eau. L’altération par les matières organiques et les nutriments (essentiellement d’origine urbaine) et par les micropolluants (d’origine industrielle) sont également en cause.
Les quatre masses d’eau de transition ont été classées en doute ; elles présentent une altération significative de la qualité chimique des eaux. 6 masses d’eau côtières (sur 14) présentent un risque fort lié aux activités humaines (urbanisation, ports, rejets, mouillages).
Guadeloupe
Les principaux facteurs de risque pour les cours d’eau proviennent de la pollution par les pesticides issus des cultures de bananes et maraîchères (12 masses d’eau concernées sur 40), et des pressions hydromorphologiques liées aux prises d’eau (8 masses d’eau).
3 masses d’eau côtières (sur 10) sont classées en risque principalement à cause des pesticides et des pressions polluantes liées aux activités portuaires et industrialoportuaires.
Martinique
Parmi les 29 masses d’eau terrestres, 13 présentent un risque de ne pas atteindre le bon état en 2015. Les principales pressions en cause sont d’origine agricole -pesticides, nitrates - et industrielle (rejets en matière organique des distilleries).
Pour les masses d’eau côtières, les principaux facteurs de risque sont les micropolluants industriels et agricoles (rémanence dans les sols et les sédiments), ainsi que les apports en nutriments et en matières en suspension.
Pour trois masses d’eau de transition sur quatre, le risque est lié au phénomène d’hypersédimentation et à la contamination des sédiments.
Réunion
9 masses d'eau continentales sur 27 présentent un risque de ne pas atteindre le bon état en 2015. Les principales pressions en cause sont les prélèvements pour usages et la pêche.
3 masses d'eau côtières sur 13 risque ne pas atteindre le bon état en 2015. Les pressions responsables sont les eaux pluviales, les eaux usées, la fréquentation et les constructions côtières.
Le doute est très important à la Réunion : les masses d'eau sont mal connues.


