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Introduction

Sur le Web

Depuis le début du XIXe siècle, les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines (transport, industrie, mais aussi agriculture) connaissent un accroissement considérable. L’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère provoque un accroissement de la température atmosphérique dont les effets sur la planète sont déjà perceptibles et s’accentueront dans les prochaines décennies : réduction de la couverture neigeuse et de la surface des calottes glaciaires, augmentation du niveau moyen des océans, etc.

L’ensemble de ces processus est désormais mieux connu grâce aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Constitué en 1988 au sein des Nations Unies, il a pour mission de rassembler, d’évaluer et de synthétiser les données scientifiques permettant de caractériser le changement climatique et de prévoir ses impacts. Il a publié en 2013-2014 son cinquième rapport d’évaluation, qui sert de référence pour les négociations internationales sur le climat.

Le GIEC élabore également des outils pour la prospective. Le cinquième rapport définit quatre scénarios d’émission et de concentration de gaz à effet de serre (Representative Concentration Pathways – RCP) à l’horizon 2100. Ces scénarios servent de base aux modèles développés par les experts dans le but de prévoir les effets à moyen terme du changement climatique à différentes échelles (nationale, régionale, etc.) et dans différents domaines (eau, agriculture, biodiversité, etc.)