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L’eau et les êtres vivants

La vie sur Terre a débuté sous l’eau il y a 3,8 milliards d’années mais la diversité des organismes ne devient remarquable que vers -550 millions d’années. C’est seulement vers – 460 millions d’années (Ordovicien) que l’on observe les premières incursions hors de l’eau.

La matière vivante est composée en moyenne de 80 % d’eau. L’eau est donc un élément essentiel à la vie même si les besoins sont très différents d’une espèce à l’autre. Milieu de vie pour les poissons ou les dytiques, l’eau peut n’être qu’un passage obligé : reproduction pour des batraciens ou hébergement des premiers stades de vie pour des odonates. Toute la gamme d’attachement à l’eau existe quand on passe des espèces aquatiques aux espèces terrestres mais même là l’eau est indispensable.

Une grande diversité existe au sein des espèces aquatiques pour partie en conséquence de la diversité des conditions de milieu : variation de la température, de la salinité, de l’oxygénation, de la vitesse du courant, de la lumière, de la présence de nutriments, de la permanence de l’eau… La diversité des milieux aquatiques offre donc une grande diversité d’habitats ce qui favorise la biodiversité de ces milieux.

Un lien fort entre la qualité du milieu et la composition du peuplement

La qualité des milieux aquatiques est un élément déterminant pour la faune et la flore. En fonction des caractéristiques hydromorphologiques et physicochimiques les peuplements seront différents. C’est en raison de ce lien fort que l’observation des espèces permet de déduire une qualité du milieu. Les indicateurs utilisent la présence/absence d’espèces, les caractéristiques d’une population (densité, présence des différentes classe d’âge, de taille…) ou la composition du peuplement (proportion des différentes espèces…)

La prise en compte des espèces aquatiques par la directive cadre sur l’eau

Dans le cadre de la directive cadre sur l’eau, l’état écologique doit être évalué et surveillé dans la perspective de l’atteinte du bon état. L’annexe V de la DCE définit les éléments biologiques indicateurs retenus et les données à collecter les concernant pour les cours d’eau, les lacs, les eaux de transition et les eaux côtières.

Les éléments biologiques retenus sont :

- le phytoplancton
- les macrophytes (plantes aquatiques visibles à l’œil nu : nénuphars, potamots, renoncules…) et le phytobenthos (ensembles des organismes végétaux du benthos : diatomées)
- les algues macroscopiques et les angiospermes
- la faune benthique invertébrée
- l’ichtyofaune (poissons)

L’état de ces différents éléments est évalué selon plusieurs paramètres, notamment par la composition taxonomique et l’abondance des espèces.

Par ailleurs, l’article 6 de la DCE prévoit que dans chaque district hydrographique soit établi un registre des zones protégées. Certaines sont désignées pour la protection des espèces aquatiques importantes du point de vue économique.

Les autres directives européennes

Deux autres directives européennes ont pour but d’atteindre les objectifs de Natura 2000 : la directive 92/43/CEE dite directive "habitat, faune, flore"et la directive 79/409/CEE dite "directive oiseaux". Le réseau Natura 2000 vise la préservation de la diversité biologique et la valorisation du patrimoine naturel.

Les espèces aquatiques et Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen qui vise à préserver les espèces et les habitats menacés et/ou remarquables sur le territoire européen, dans un cadre global de développement durable. Il s’inscrit pleinement dans l’objectif 2010 « Arrêt de la perte de la Biodiversité ».

Dans ce réseau, on trouve quelques sites aquatiques classés pour la typologie de leur habitat mais surtout des sites classés pour leurs espèces remarquables. Depuis peu la démarche se met en place en mer avec « Natura 2000 en mer ».

Chiffres-clés

29 %
Part des évaluations des espèces d’eau douce présentant une tendance au déclin entre 2007 et 2012

Sur la période 2007-2012, sur les évaluations de l’état global de conservation effectuées sur les espèces d’eau douce d’intérêt communautaire :
- 29% présentent une tendance au déclin ;
- 51% présentent une tendance à la stabilité ;
- 6% présentent une tendance à l’amélioration ;
- pour 14%, la tenance est inconnue.
Nota Bene : les chiffres sont calculés sur les évaluations menées sur les régions biogéographiques terrestres uniquement.

Données : Rapportage DHFF (MNHN) - 2007-2012 / Source : L’état de conservation des habitats et des espèces aquatiques d’eau douce d’intérêt communautaire, AFB/OIEau, 2017

76 %
Part des évaluations des espèces d’eau douce présentant un état de conservation globalement défavorable sur la période 2007-2012

Sur la période 2007-2012, sur les 110 évaluations de l’état global de conservation effectuées sur les espèces d’eau douce d’intérêt communautaire :
- 17% présentent un état favorable ;
- 33% présentent un état dévaforable inadéquat ;
- 43% présentent un état défavorable mauvais ;
- 7% présentent un état inconnu.
Nota Bene : les chiffres sont calculés sur les évaluations menées sur les régions biogéographiques terrestres uniquement.

Données : Rapportage DHFF (MNHN) - 2007-2012 / Source : L’état de conservation des habitats et des espèces aquatiques d’eau douce d’intérêt communautaire, AFB/OIEau, 2017