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Eau et agriculture

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L’eau, qu’elle soit pluviale ou d’irrigation, est un intrant indispensable à la production agricole. En retour, l’agriculture a un impact sur l’état quantitatif et qualitatif des ressources en eau. A partir du début des années 1960, le développement d’une agriculture intensive s’est traduit par une forte augmentation de la consommation d’engrais chimiques, de produits phytosanitaires et d’eau d’irrigation, ainsi que par une concentration des élevages dans certaines zones géographiques.

 

Au niveau de la qualité de l’eau, cette agriculture intensive a eu des conséquences importantes sur la pollution des eaux des nappes et des rivières avec de fortes concentrations en azote et en molécules issues des produits phytosanitaires, ainsi qu’en phosphore dans certaines zones. Des progrès ont été obtenus dans certaines situations. Par exemple, les concentrations des eaux en nitrates en Bretagne ont diminué de 20 % en 20 ans (Source : Bilan 2015, DREAL de Bretagne). Les progrès doivent toutefois être amplifiés et il est nécessaire de faire évoluer les pratiques et systèmes agricoles pour réduire leurs impacts sur l’environnement, en favorisant notamment l’agriculture biologique ou l’agro-écologie.

 

Concernant les aspects quantitatifs, la surface agricole irriguée représente environ 6 % de la surface agricole utilisée (SAU) en France en 2010 (Source : L’irrigation en France, 2010). Les principales cultures irriguées sont le maïs (41 % des surfaces irriguées) et les céréales (17 %). L’irrigation est présente sur l’ensemble du territoire, mais elle est surtout développée dans le Sud-Ouest, le Centre, l’Alsace et le Sud-Est. Les objectifs du recours à l’irrigation sont notamment :
- La sécurisation des rendements face aux aléas climatiques
- L’augmentation des rendements moyens
- L’amélioration de la qualité des produits

 

L’irrigation représente environ 7 % des prélèvements totaux annuels (Source : BNPE pour l’année 2013), contre 15 % pour l’eau potable, 15 % pour l’alimentation des canaux (navigation) et 8 % pour l’industrie, le reste, soit 56 % étant utilisé pour la production d’énergie (hors hydroélectricité). Ces prélèvements sont impactants car les prélèvements d’irrigation sont concentrés sur les mois de mai à septembre et seule une très faible part de l’eau prélevée est restituée au milieu (contrairement à l’eau potable ou à l’industrie), sauf dans le cas de l’irrigation gravitaire. L’irrigation peut ainsi représenter une part très importante des volumes consommés sur la période d’étiage estival. Pour les territoires où les prélèvements sont trop importants, un travail est en cours entre services de l’état et profession agricole, dans le cadre de la « réforme des volumes prélevables », pour réduire les prélèvements et rendre leur niveau compatible avec la préservation des milieux aquatiques.

 




Voir aussi :
- Etat des milieux
- Prélèvements
- Rejets agricoles
- Maîtrise des pollutions



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