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Eau et agriculture

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Aujourd’hui, l’agriculture absorbe plus de 70 % de l’eau consommée. Cette consommation conséquente dans ce secteur peut s’expliquer par différentes raisons :

- l’élevage dont le régime alimentaire implique la mobilisation de grandes quantités d’énergie et d’eau par ration produite.

- l’irrigation massive dans le but d’assurer des rendements maximums.

- l’accroissement de la population qui nécessite la production de plus grandes quantités de denrées alimentaires.

- des régimes alimentaires plus riches dus à une orientation croissante du mode de vie « à l’occidental ».

De ce fait, au début des années 1960, les agriculteurs, pour accroître de manière conséquente leurs rendements, ont eu recours à l’agriculture intensive (utilisation d’engrais chimiques, de pesticides et de produits phytosanitaires). Cette agriculture intensive a eu pour conséquence de polluer les eaux des sols avec de fortes concentrations en azote, phosphore et molécules issues des produits phytosanitaires. Aujourd’hui, les traitements pour éliminer ces polluants sont complexes, onéreux et souvent difficiles à appliquer. Par conséquent, on s’oriente donc vers d’autres pratiques agricoles plus respectueuses de l’homme et de l’environnement comme l’agriculture « intégrée » ou « biologique ».

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Quantité d’eau nécessaire aux cultures

Pour produire les cultures suivantes, il faut :
- 238 litres d’eau pour 1 kg de maïs ensilage ;
- 346 litres d’eau pour 1 kg de banane ;
- 454 litres d’eau pour 1 kg de maïs grain ;
- 524 litres d’eau pour 1 kg d’orge ;
- 590 litres d’eau pour 1 kg de pomme de terre ;
- 590 litres d’eau pour 1 kg de blé ;
- 900 litres d’eau pour 1 kg de soja ;
- 1600 litres d’eau pour 1 kg de riz pluvial ;
- 5000 litres d’eau pour 1 kg de riz inondé ;
- 5263 litres d’eau pour 1 kg de coton.


Données : Non précisées par le CNRS / Source : Dossier scientifique sur l’eau : usages - cultures, CNRS, 2000

Pollution des plans d’eau par les pesticides

Sur la période 2007-2009, sur 204 stations de surveillance de la qualité des plans d’eau en France (outre-mer compris) :
- 25 % n’ont pas mis en évidence la présence de pesticides ;
- 38 % présentent, en moyenne par point de mesure, une concentration totale en pesticides inférieure à 0,1 µg/L ;
- 25 % présentent, en moyenne par point de mesure, une concentration totale en pesticides comprise entre 0,1 µg/L et 0,5 µg/L ;
- 12 % présentent , en moyenne par point de mesure, une concentration totale en pesticides supérieure à 0,5 µg/L.

Sur les 485 molécules recherchées dans l’eau des plans d’eau de métropole, 82% ne sont jamais quantifiées.

En outre-mer, sur les 69 molécules recherchées, 7 ont été quantifiées dans les plans d’eau.


Données : Agences et offices de l’eau, 2007 à 2009 / Source : Bilan de présence des micropolluants dans les milieux aquatiques continentaux, SOeS, 2011

Pollution des eaux souterraines par les pesticides

En 2011, sur 1922 points de surveillance de la qualité dans les eaux souterraines en France (outre-mer compris) :
- 36,7 % n’ont pas mis en évidence la présence de pesticides ;
- 37,2 % présentent, en moyenne par point de mesure, une concentration totale en pesticides inférieure à 0,1 µg/L ;
- 21,2 % présentent, en moyenne par point de mesure, une concentration totale en pesticides comprise entre 0,1 µg/L et 0,5 µg/L ;
- 4,7 % présentent , en moyenne par point de mesure, une concentration totale en pesticides comprise entre 0,5 µg/L et 5 µg/L ;
- 0,2 % présentent, en moyenne par point de mesure, une concentration totale en pesticides supérieure à 5 µg/L.

597 molécules sont recherchées au moins une fois dans les eaux souterraines en métropole et 182 en outre-mer. Au maximum, 23 molécules ont été quantifiées au même point.


Données : ADES (BRGM) - Agences et offices de l’eau, Collectivités, Syndicats d’eau – Réseaux RCS-RCO, 2012 / Source : Contamination globale des eaux souterraines par les pesticides, SOeS, 2013

Pesticides les plus quantifiés

Sur la période 2007-2009, en métropole, l’atrazine (herbicide de la famille des triazines, interdit d’utilisation en France depuis 2003) est présente sur :
- 45 % des points de surveillance de la qualité des cours d’eau ;
- 10 % des points de surveillance de la qualité des plans d’eau ;
- près de 38 % des points de surveillance de la qualité des eaux souterraines.

Dans les DOM, l’atrazine est présente sur :
- 3 % des points de surveillance de la qualité des cours d’eau ;
- 14 % des points de surveillance de la qualité des eaux souterraines.

De la même manière, en métropole, l’atrazine déséthyl (un des principaux produits de dégradation de l’atrazine) est présente sur :
- 50 % des points de surveillance de la qualité des cours d’eau ;
- 19 % des points de surveillance de la qualité des plans d’eau ;
- 52 % des points de surveillance de la qualité des eaux souterraines.

Enfin, l’AMPA (un produit de dégradation du glyphosate - herbicide - ou de détergents) est présent sur :
- 85 % des points de surveillance de la qualité des cours d’eau ;
- 16 % des points de surveillance de la qualité des plans d’eau.


Données : Agences et offices de l’eau - RCO, RCS et Réseaux complémentaires, 2007 à 2009 / Source : Bilan de présence des micropolluants dans les milieux aquatiques continentaux, SOeS, 2011

Zones vulnérables

Les zones vulnérables concernent, en 2012 :
- 79 départements de France métropolitaine ;
- 255 955 km², soit 46% de la superficie du territoire métropolitain ;
- 18 990 communes ;
- environ 55 % de la surface agricole de la France.


Données : Ministère chargé de l’environnement, 2014 / Source : Directive Nitrates : résultats de la surveillance, Onema/OIEau, 2014

Concentrations en nitrates d’origine agricole des cours d’eau

En 2011-2012, sur les 3 288 stations de surveillance des nitrates d’origine agricole dans les cours d’eau :
- 85% présentent une concentration moyenne en nitrates inférieure à 25 mg/l ;
- 12%, une concentration moyenne comprise entre 25 et 40 mg/l ;
- 2%, une concentration moyenne comprise entre 40 et 50 mg/l ;
- et 1%, une concentration supérieure à 50 mg/l.


Données Rapportage Nitrates (Ministère chargé de l’environnement) - Agences et offices de l’eau, DREAL, DEAL, 1992-2012 / Source : Synthèse - Concentrations en nitrates d’origine agricole dans les cours d’eau et les eaux souterraines (données 2011-2012), Onema/OIEau, 2015

Pollution des cours d’eau par les pesticides

En 2011, la présence de pesticides a été recherchée sur 2 360 stations de surveillance de la qualité sur les cours d’eau en France (dont outre-mer). Sur ces stations, en moyenne :
- près de 70% présentent une concentration totale en pesticides inférieure à 0,5 µg/L ;
- 30% présentent une concentration comprise entre 0,5 µg/L et 5 µg/L ;
- moins de 1 % présentent une concentration supérieure à 5 µg/L.

Plus particulièrement, en métropole :
- 550 molécules sont recherchées dans les cours d’eau, dont 377 sont décelées au moins une fois ;
- 7% des points de mesure n’ont pas mis en évidence la présence de pesticides (contre 9 en 2010) ;
- 19% des points présentent plus de 20 pesticides (contre 15 en 2010) ;
- 4% des points dépassent les normes de qualité environnementale fixée dans le cadre de la directive cadre sur l’eau (DCE) ;
- les pesticides les plus quantifiés sont : l’AMPA, le Glyphosate, l’Atrazine déséthyl.

Plus particulièrement, en Martinique, Guadeloupe et Réunion :
- 15% des points de mesure n’ont pas mis en évidence la présence de pesticides ;
- 5% des points présentent plus de 20 pesticides (contre 15 en 2010) ;
- 74% des points dépassent les normes de qualité environnementale fixée dans le cadre de la DCE en Martinique et 16% en Guadeloupe ;
- les pesticides les plus quantifiés sont : le Chlordécone, le Chlordécone 5b hydro, le Hexachlorocyclohexane bêta.


Données : Agences et offices de l’eau, 2011 / Source : Contamination des cours d’eau par les pesticides SOeS, 2013

Concentrations en nitrates d’origine agricole des eaux souterraines

En 2011-2012, sur les 2 279 stations de surveillance des nitrates d’origine agricole dans les eaux souterraines :
- 52% présentent une concentration moyenne en nitrates inférieure à 25 mg/l ;
- 26%, une concentration moyenne comprise entre 25 et 40 mg/l ;
- 11%, une concentration moyenne comprise entre 40 et 50 mg/l ;
- et 11%, une concentration moyenne supérieure à 50 mg/l.


Données : Rapportage Nitrates (Ministère chargé de l’environnement) - Agences et offices de l’eau, DREAL, DEAL /ADES (Brgm) - Partenaires du SIE, 1992-2012 / Source : Synthèse - Concentrations en nitrates d’origine agricole dans les cours d’eau et les eaux souterraines (données 2011-2012), Onema/OIEau, 2015

Evolution des concentrations en nitrates d’origine agricole des cours d’eau

Entre 1992-1993 (date de la première campagne de surveillance au titre de la directive « nitrates ») et 2011-2012, la concentration moyenne en nitrates s’est stabilisée ou a diminué dans les cours d’eau pour 65% des 751 stations communes entre les deux périodes.


Données : Rapportage Nitrates (Ministère chargé de l’environnement) - Agences et offices de l’eau, DREAL, DEAL /ADES (Brgm) - Partenaires du SIE, 1992-2012 / Source : Synthèse - Concentrations en nitrates d’origine agricole dans les cours d’eau et les eaux souterraines (données 2011-2012), Onema/OIEau, 2015

Evolution des concentrations en nitrates d’origine agricole des eaux souterraines

Entre 1992-1993 (date de la première campagne de surveillance au titre de la directive « nitrates ») et 2011-2012, la concentration moyenne s’est stabilisée ou a diminué dans les eaux souterraines pour 53% des 544 stations communes entre les deux périodes.


Données : Rapportage Nitrates (Ministère chargé de l’environnement) - Agences et offices de l’eau, DREAL, DEAL /ADES (Brgm) - Partenaires du SIE, 1992-2012 / Source : Synthèse - Concentrations en nitrates d’origine agricole dans les cours d’eau et les eaux souterraines (données 2011-2012), Onema/OIEau, 2015

Part du territoire utilisée pour l’agriculture en 2011

En 2011, la surface utilisée pour l’agriculture en France est d’environ 29 millions d’hectares, soit 54% de la superficie du territoire.


Données : Statistique Agricole Annuelle 2011 (Ministère chargé de l’agriculture) / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2015

Part de la surface agricole utile pouvant être cultivée en 2011

En 2011, près de 18,3 millions d’hectares - soit 63% de la surface agricole utile (SAU) française - sont des terres arables, c’est-à-dire des surfaces pouvant être cultivées.


Données : Statistique Agricole Annuelle 2011 (Ministère chargé de l’agriculture) / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2015

Quantité d’azote organique produite par les animaux d’élevage en 2010

En 2010, la quantité d’azote organique produite par les animaux d’élevage en France est estimée à 1 730 milliers de tonnes :
- 1 326 milliers de tonnes d’azote (pour 19,5 millions de bovins) ;
- 143 milliers de tonnes (pour 13,9 millions de porcins) ;
- 127 milliers de tonnes (pour 296,1 millions de volailles et 855 000 lapins - lapines reproductrices) ;
- 134 milliers de tonnes (pour 9,3 millions d’équins, caprins et ovins).


Données : Recensement agricole 2010/2011 (Ministère chargé de l’agriculture) - Coefficients CORPEN / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2015

Quantité d’azote minéral utilisée pour les principales cultures en 2010

En 2010, les quantités d’azote utilisées pour les principales cultures en France métropolitaine sont de :
- 699 milliers de tonnes pour le blé tendre (17,1% de la SAU) ;
- 216 milliers de tonnes pour le colza (5,1% de la SAU) ;
- 215 milliers de tonnes pour le maïs grain (5,6% de la SAU) ;
- 182 milliers de tonnes pour l’orge (5,5% de la SAU).


Données : Recensement agricole 2010/2011 (Ministère chargé de l’agriculture) / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2015

Surplus azoté engendré par l’activité agricole en 2010

En 2010, l’activité agricole a engendré en France métropolitaine un surplus azoté estimé à 902 000 tonnes, soit en moyenne 32 kg d’azote par hectare de surface agricole utilisée par les exploitants. Ce surplus varie selon le type d’élevage (extensif ou intensif) et la nature de la culture.


Données : SOeS (MEDDE), 2013 / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2015

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