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Les réseaux d’observation

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Le volume et la qualité des eaux souterraines dans les systèmes aquifères évoluent dans le temps en fonction des précipitations efficaces et des prélèvements pour le premier, des pollutions engendrées par les activités humaines pour la seconde. On peut donc distinguer des variations d’origines naturelles et des variations d’origines anthropiques.

La meilleure façon de connaître la répartition spatiale et l’évolution temporelle de la qualité et de la pollution des eaux souterraines est de disposer de points de mesures, de niveau et de débit (puits, forages, piézomètres et sources) judicieusement répartis dans le système aquifère, constituant un réseau de contrôle général de la qualité sur lequel il est possible de procéder périodiquement à des prélèvements et analyses, afin de suivre l’évolution de la composition physico-chimique de la nappe dans le temps et dans l’espace. Un réseau rationnel doit comprendre des points publics, industriels et agricoles utilisés, et des sources, dans des secteurs aquifères non pollués, répartis dans des zones vulnérables comportant des risques de pollution et dans des zones protégées naturellement.

On distingue :

- les réseaux de surveillance, qui servent à évaluer l’état général des eaux et les tendances à l’échelle du bassin ;

- les réseaux d’usage, qui servent dans un cadre réglementaire au contrôle de l’aptitude de l’eau à un usage (eau potable, baignade, conchyliculture, etc.) ;

- les réseaux de contrôle, qui servent à contrôler localement l’impact d’une activité polluante (station d’épuration, rejets industriels, pollutions agricoles, etc.) et l’efficacité des mesures adoptées pour réduire cet impact.

Les données d’observation sont collectées dans la banque de données ADES.

L’observation de l’état quantitatif des eaux souterraines est réalisée aux moyens de réseaux qui regroupent des dispositifs de même nature.

Les mesures des niveaux d’eau (niveaux piézométriques) sont faites dans des puits, forages ou piézomètres (niveaux NGF en m) ou sur des sources (débits en l/s ou m3/s) non influencés par des pompages, à une fréquence variable. Selon les besoins et les gestionnaires, les mesures peuvent être journalières, hebdomadaires ou mensuelles, effectuées par des observateurs locaux, le passage de techniciens ou par appareils enregistreurs de niveau ou d’acquisition de données. Depuis les années 1990 un certain nombre de réseaux sont équipés de stations de mesure à télétransmission. Le plus souvent ces systèmes de mesure coexistent au sein d’un même réseau. Au fil des années, ces réseaux ont subi plusieurs étapes de transformation. Des optimisations ont été nécessaires pour minimiser les coûts en sélectionnant les points les plus représentatifs de l’aquifère en tenant compte de ses caractéristiques hydrodynamiques, de la répartition des points dans l’unité hydrogéologique par rapport aux crêtes piézométriques et aux limites de drainage, et en supprimant les redondances. On distingue principalement :

- les réseaux de surveillance générale à vocation pérenne qui répondent à une problématique soit de connaissance générale des systèmes aquifères, quelle que soit l’échelle (nationale, bassin, région, système aquifère), soit de gestion des systèmes aquifères.

- les réseaux spécifiques ou d’usage : les données fournies permettent d’effectuer des prévisions de niveau des nappes à court terme dans des situations de crise comme les sécheresses de 1976 dans le Nord et le bassin de Paris et dans la Beauce en 1993, ainsi que pour les crues dans le Bassin de la Somme au printemps 2001.

Pour plus d’informations : www.ades.eaufrance.fr