Pollutions marines

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Les pollutions marines correspondent à l’introduction par l’homme de produits dans le milieu marin ayant des effets néfastes sur l’environnement. Présentes sur l’ensemble de la planète, les pollutions peuvent être de différents types :

Le suivi des pollutions accidentelles et des macro-déchets

Le Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentations sur les Pollutions Accidentelles des Eaux (CEDRE) est une association à but non lucratif qui est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Il étudie également les macro-déchets.

- Les pollutions accidentelles résultent généralement du naufrage d’un navire transportant des marchandises qui transitent par la mer. La nature des polluants est variable : hydrocarbures, conteneurs de substances dangereuses, produits chimiques.
Le contrôle des navires français et étranger et la surveillance des pollutions est en charge des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS).

- Les macro-déchets, visibles à l’oeil nu, proviennent en grande partie des continents. Il peut s’agir de déchets ménagers, de déchets industriels ou de déchets verts. Les déchets qui arrivent sur les plages deviennent la responsabilité des collectivités gestionnaires des plages. L’ADEME, l’Ifremer et le Cedre travaillent sur cette problématique.

Le suivi de la qualité microbienne, phytoplanctonique et chimique

L’Ifremer est responsable de la surveillance de la qualité microbienne, phytoplanctonique et chimique des eaux littorales. Il développe plusieurs réseaux de surveillance spécifiques, permettant de suivre différentes pollutions marines :

- Les contaminations chimiques et bactériologiques correspondent aux métaux, pesticides, substances organiques de synthèse, antibiotiques... et aux bactéries qui peuvent avoir des effets sur l’environnement. Le réseau d’observation de la contamination chimique du milieu marin ROCCH (ex RNO) est chargé de suivre les niveaux et les tendances des contaminants chimiques et des paramètres généraux de la qualité du milieu, ainsi que leurs effets biologiques. Le réseau de contrôle microbiologique (REMI) suit les microorganismes pathogènes (bactéries, virus, protozoaires) que l’on peut retrouver dans les eaux littorales.

- Les algues toxiques correspondent à certaines algues au sein du phytoplancton qui produisent des toxines qui peuvent s’accumuler dans les coquillages et devenir dangereuses pour le consommateur. Le réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY), créé par l’Ifremer en 1984, a pour mission d’observer l’ensemble des espèces phytoplanctoniques des eaux côtières et de surveiller plus particulièrement les espèces produisant des toxines dangereuses.

- L’eutrophisation correspond à la prolifération massive de certaines espèces d’algues micro- ou macroscopiques. Elle résulte de l’enrichissement trop important des eaux en éléments nutritifs azotés et phosphorés lié aux activités humaines.

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227 milliers de tonnes
Quantité d’hydrocarbures répandus lors d’une des plus grandes pollutions marines accidentelles

Les 4 plus grandes pollutions accidentelles qui ont touchées les côtes françaises ces trente dernières années sont celles provoquées par :
- l’Amoco Cadiz, avec 227 000 tonnes d’hydrocarbures en 1978 ;
- l’Erika, avec 20 000 tonnes d’hydrocarbures en 1999 ;
- l’Ievoli Sun, avec 6 021 tonnes de produits chimiques (dont 3 998 tonnes de styrène) en 2000 ;
- le Prestige, avec 64 000 tonnes d’hydrocarbures en 2002.

Données : Cedre - 2014 / Source : Site web du CEDRE, 2014