Rejets agricoles

Chiffres-cl�s
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A l’exception des rejets des bâtiments d’élevage, les pollutions agricoles ont pour origine des émissions diffuses, c’est à dire qu’il n’y a pas un point de rejet où il serait possible de mesurer la pollution produite. Elles concernent essentiellement les nitrates et les produits phytosanitaires, accessoirement le phosphore.

Leur estimation passe donc par :
- la connaissance de l’occupation des sols
- la connaissance des productions et des pratiques culturales des agriculteurs, qui est acquise par le Service Central d’Etudes et d’Enquêtes Statistiques (SCEES) du Ministère de l’Agriculture à travers le recensement général de l’agriculture et différentes enquêtes statistiques (enquête structure, enquête pratiques culturales, enquête terres labourables...).

Les données disponibles sont des données agrégées sur des territoires administratifs dont la taille dépend du type d’enquête (de la commune à la région). Par contre, les données sur l’évaluation des quantités d’azote et de produits phytosanitaires susceptibles d’être en partie transférées vers les eaux souterraines et superficielles sont à l’échelle de zones hydrographiques (bassin versant, zone d’alimentation d’une nappe) l’utilisation de méthodes de calcul de bilan d’azote élaborées par le Comité d’ORientation pour des Pratiques agricoles respectueuses de l’ENvironnement - CORPEN, et éventuellement celle de modèles de transfert des polluants du sol vers les eaux.

L’analyse des flux de polluants dans les milieux, en faisant la part des émissions ponctuelles, est nécessaire pour corroborer la validité des estimations.

Chiffres-clés

56 %
Part des stations de surveillance des rivières dont la concentration moyenne en nitrates s’est stabilisée ou a diminué en 2014-2015

Entre 1992-1993 (date de la première campagne de surveillance au titre de la directive « nitrates ») et 2014-2015, la concentration moyenne en nitrates s’est stabilisée ou a diminué dans les cours d’eau pour 56% des 695 stations communes entre les deux périodes.

Données : Ministère chargé de l’environnement - Agences et offices de l’eau, DREAL, DEAL - 1992-2015 / Source : Concentrations en nitrates d’origine agricole dans les cours d’eau et les eaux souterraines (données 2014-2015), Onema/OIEau, 2016

18 %
Part des stations de surveillance des rivières présentant une concentration moyenne en nitrates supérieure à 25 mg/l en 2014-2015

En 2014-2015, sur les 3 398 stations de surveillance des nitrates d’origine agricole dans les cours d’eau :
- 82% présentent une concentration moyenne en nitrates inférieure à 25 mg/l ;
- 14%, une concentration moyenne comprise entre 25 et 40 mg/l ;
- 3%, une concentration moyenne comprise entre 40 et 50 mg/l ;
- et 1%, une concentration supérieure à 50 mg/l.

Données : Ministère chargé de l’environnement - Agences et offices de l’eau, DREAL, DEAL - 2015 / Source : Concentrations en nitrates d’origine agricole dans les cours d’eau et les eaux souterraines (données 2014-2015), Onema/OIEau, 2016

1 730 milliers de tonnes
Quantité d’azote organique produite par les animaux d’élevage en 2010

En 2010, la quantité d’azote organique produite par les animaux d’élevage en France est estimée à 1 730 milliers de tonnes :
- 1 326 milliers de tonnes d’azote (pour 19,5 millions de bovins) ;
- 143 milliers de tonnes (pour 13,9 millions de porcins) ;
- 127 milliers de tonnes (pour 296,1 millions de volailles et 855 000 lapins - lapines reproductrices) ;
- 134 milliers de tonnes (pour 9,3 millions d’équins, caprins et ovins).

Données : Recensement agricole (Ministère chargé de l’agriculture) - Coefficients CORPEN - 2010 - 2011 / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2015

1 312 milliers de tonnes
Quantité d’azote minéral utilisée pour les principales cultures en 2010

En 2010, la quantité d’azote utilisée pour les principales cultures en France métropolitaine est estimé à 1 312 milliers de tonnes :
- 699 milliers de tonnes pour le blé tendre (17,1% de la SAU) ;
- 216 milliers de tonnes pour le colza (5,1% de la SAU) ;
- 215 milliers de tonnes pour le maïs grain (5,6% de la SAU) ;
- 182 milliers de tonnes pour l’orge (5,5% de la SAU).

Données : Recensement agricole (Ministère chargé de l’agriculture) - 2010 - 2011 / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2015

902 milliers de tonnes
Surplus azoté engendré par l’activité agricole en 2010

En 2010, l’activité agricole a engendré en France métropolitaine un surplus azoté estimé à 902 000 tonnes, soit en moyenne 32 kg d’azote par hectare de surface agricole utilisée par les exploitants. Ce surplus varie selon le type d’élevage (extensif ou intensif) et la nature de la culture.

Données : SOeS (MEDDE) - 2013 / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2013

3 407 milliers d’hectares
Surface implantée d’un couvert végétal entre deux cultures en 2011

Entre 2001 et 2011, les surfaces couvertes de cultures intermédiaires pièges à nitrates (dites "CIPAN") ou repousses en France métropolitaine sont passées de 1 907 milliers d’hectares à 3 407. La mise en place d’un couvert végétal pendant l’interculture (période entre la récolte d’une culture et le semis de la suivante) permet d’absorber en partie l’excédent de nitrates présents dans le sol, limitant ainsi le risque de pollution des eaux. Les CIPAN sont le plus souvent des espèces fourragères à croissance rapide comme la moutarde blanche, le radis, le colza ou le trèfle.

Données : Enquête Pratiques culturales (Ministère chargé de l’agriculture) - 2011 / Source : Les synthèses eaufrance - n°11 - Pratiques agricoles et nitrates dans les milieux aquatiques, Onema/OIEau, 2015

Entre 1 110 et 1 680

millions d’euros
Dépenses entrainées par les pollutions diffuses agricoles

Les surcoûts et pertes financiers annuels attribués aux pollutions agricoles diffuses sont évalués entre 1 110 à 1 680 millions d’euros par an, dont :
- 370 à 390 M€ de dépenses supplémentaires pour les ménages, n’impactant pas la facture d’eau (achat d’eau en bouteille, filtrage de l’eau...) ;
- 640 à 1 140 M€ de dépenses supplémentaires pour les services d’eau et d’assainissement, impactant la facture d’eau des ménages (soit de 6,6 % à 11,8 % de la facture d’eau) ;
- 100 à 150 M€ de pertes marchandes dues à l’eutrophisation.

Le traitement des eaux de surface et côtières coûterait 54 000 à 91 000 millions d’euros par an.

Les dépenses pour la restauration des eaux souterraines s’élèvent entre 522 000 à 847 000 millions d’euros par an.

La mise en conformité à la Directive Eaux Souterraines nécessiterait entre 1 100 à 3 000 millions d’euros par an.

Données : Agences de l’eau, SOeS, INSEE - Date non précisée / Source : Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau, Ministère chargé de l’environnement, 2012

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