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Eau et changement climatique

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Les politiques publiques face au changement climatique

Les politiques publiques au sujet du changement climatique se déclinent en deux volets :
- L’atténuation : les mesures prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre doivent permettre de limiter la hausse des températures et leurs conséquences sur le climat et les sociétés humaines
- L’adaptation : quels que soient les efforts faits dans le sens de l’atténuation, le changement climatique est déjà à l’œuvre et se poursuivra durant les prochaines décennies. Il est donc nécessaire d’anticiper ses impacts et de définir des stratégies d’adaptation afin de préparer les acteurs à y faire face.

Des adaptations au changement climatique, en relation avec l’eau, proposées par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse.


Le Plan national d’adaptation au changement climatique

La France a défini en 2011 un Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) pour la période 2011-2015. Il est issu d’une concertation menée par l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), impliquant différents ministères, secteurs d’activité et la société civile. Le PNACC est construit autour de 20 thématiques auxquelles sont associées des mesures et des actions.
Plusieurs de ces thématiques concernent l’eau. Celle dédiée à la ressource en eau porte sur les économies d’eau, une meilleure utilisation de l’eau ou encore la prise en compte du changement climatique dans la planification et la gestion de l’eau. Cela se répercute notamment sur les programmes d’intervention des Agences de l’eau et les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE).
Selon le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) chargé d’évaluer le PNACC, ce premier plan a été avant tout consacré à l’élaboration de socles scientifiques, réglementaires et méthodologiques. Un second plan (2017-2021) poursuivra les actions engagées et impliquera davantage la sphère économique.

Les acteurs locaux se mobilisent

À l’échelle des bassins hydrographiques, les acteurs locaux ont mis en place sur des bases scientifiques des démarches qui visent à intégrer les enjeux du changement climatique dans la planification et la gestion de l’eau. Trois exemples parmi d’autres :
- L’Institution Adour, Etablissement Public Territorial de Bassin créé par les 4 Conseils Généraux du Bassin de l’Adour, a lancé en 2016 une étude prospective, « Adour 2050 », sur le bassin de l’Adour et des côtiers basques. A partir de scenarii envisageables et de propositions d’adaptation, le projet donnera aux décideurs les moyens de comprendre les impacts présents et futurs du changement climatique sur les différentes composantes de la ressource en eau.
- À l’échelle du bassin Rhône-Méditerranée, le comité de bassin et les présidents des conseils régionaux concernés ont adopté en 2014 un plan d’adaptation au dérèglement climatique dans le domaine de l’eau. Fondé sur un bilan des connaissances scientifiques, le plan propose des mesures pratiques d’adaptation : réduire le gaspillage, limiter l’imperméabilisation des sols en milieu urbain, restaurer les champs d’extension des crues sur le linéaire des cours d’eau, etc.
- Le Programme de recherche interdisciplinaire sur l’environnement de la Seine (PIREN-Seine) a réalisé une étude dédiée à l’impact du changement climatique sur les ressources en eau du bassin versant de la Seine. À la suite de cette étude, dont les résultats ont été publiés en 2011 par l’Agence de l’eau Seine-Normandie, le comité de bassin Seine-Normandie s’est engagé dans la définition d’un plan d’adaptation, afin d’intégrer l’impact du changement climatique dans le SDAGE 2016-2021.

Le Pacte de Paris sur l’eau et l’adaptation au changement climatique

Au niveau international, le Pacte de Paris sur l’eau et l’adaptation au changement climatique dans les bassins des fleuves, des lacs et des aquifères fait partie des engagements de la COP21. Il prévoit des mesures pour développer les connaissances, adapter la planification de la gestion des bassins, renforcer leur gouvernance et faciliter le financement des programmes. Ce pacte a été signé par plus de 300 organismes dans le monde.

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13,3 milliards d’euros
Dépenses prévues par les agences de l’eau entre 2013 et 2018

Entre 2013 et 2018, les agences ont prévu de dépenser 13,3 milliards d’euros pour la préservation de l’eau et des milieux aquatiques. Leurs interventions se répartissent comme suit :
- 68% pour la lutte contre les pollutions ;
- 10,3% pour la gestion des milieux aquatiques ;
- 6,5% pour la gestion quantitative et l’adaptation au changement climatique ;
- 8,4% pour l’eau potable ;
- 1,5% pour la planification ;
- 3,7% pour les études et les connaissances ;
- 1 % pour la coopération humanitaire ;
- 0,6% pour l’information du public et la sensibilisation.

Données : Ministère chargé de l’environnement, Agences de l’eau - 2013-2018 / Source : 10ème Programme des agences de l’eau 2013-2018, Ministère chargé de l’environnement, 2013