Les usages de l’eau et des milieux aquatiques

Les usages de l’eau et des milieux aquatiques

11 avril 2019 -
Usages de l'eau et des milieux aquatiques
Les activités humaines sont liées aux milieux aquatiques, qu’il s’agisse de rivières, de lacs, de milieux humides ou d’autres écosystèmes. L’eau y est prélevée pour de nombreux usages, avant d’être rejetée en partie dans la nature. Certains usages dépendent du milieu tout entier : pêche professionnelle, transport fluvial et maritime, activités de loisirs, etc.

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L’eau et les milieux aquatiques, au cœur des sociétés

Essentiel à la vie quotidienne comme aux activités économiques et aux loisirs, l’accès à l’eau est au cœur des sociétés humaines, à l’image des puits et des fontaines au centre des hameaux et des villages.

Les usages de l’eau et des milieux aquatiques

Les usages de l’eau et des milieux aquatiques sont nombreux et variés. Ils peuvent être regroupés selon les grands types suivants :

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Une eau prélevée dans les milieux puis consommée ou rejetée

Des forages dans les eaux souterraines et des pompages dans les cours d’eau ou les plans d’eau permettent de prélever l’eau. Selon les besoins, l’eau est ensuite utilisée telle quelle, ou bien elle fait l’objet d’un traitement avant utilisation.

Souvent, l’eau utilisée n’est pas entièrement consommée, puisqu’une partie est restituée au milieu naturel. Cette partie doit d’ailleurs être épurée avant d’être rejetée, afin de protéger les écosystèmes des pollutions.

La part de l’eau qui est rejetée après utilisation est qualifiée « d’eau résiduaire », ou « d’eau usée » pour signifier que l’usage qui en a été fait a pu modifier sa composition. Pour les eaux usées d’origine industrielle ou agricole, il est aussi parfois question « d’effluent ».

Eau « consommée » ou eau « utilisée » ?

L’eau utilisée correspond à toute l’eau prélevée pour un usage donné. L’eau consommée correspond à la partie qui n’est pas restituée au milieu. C’est par exemple l’eau utilisée pour la fabrication industrielle d’aliments ou de boisson.
Sur une facture d’eau, le volume d’eau facturé en tant qu’eau « consommée » est donc en réalité l’eau « utilisée », puisque ce volume inclut aussi les eaux usées, qui sont rejetées dans le milieu après épuration.

Les volumes des prélèvements et la part d’eau consommée varient selon les usages. Par exemple, la production d’électricité représente environ la moitié des prélèvements d’eau douce chaque année en France, mais la grande majorité de cette eau est rejetée dans le milieu. Au contraire, les volumes d’eau prélevés par l’agriculture ne dépassent généralement pas 10 % des volumes totaux, mais une part importante en est consommée (et donc non restituée aux milieux).

« Eau virtuelle » et « Empreinte en eau » : de quoi s’agit-il ?

La notion « d’eau virtuelle » ou « d’empreinte en eau » est parfois utilisée pour évoquer le coût environnemental d’un produit ou d’une activité. Il ne s’agit pas de l’eau prélevée au sens strict pour un usage donné, mais d’une estimation du volume total consommé directement et indirectement par cet usage. Cette estimation inclut aussi l’eau nécessaire à la fabrication du matériel utilisé, ainsi que l’eau nécessaire à la dilution de la pollution générée par une activité donnée.

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D’autres usages des milieux aquatiques

Les usages des milieux aquatiques pour les activités humaines ne se limitent cependant pas aux prélèvements d’eau, et varient selon les milieux et les territoires. Par exemple, les fleuves sont exploités comme axes de communication ou pour la production d’électricité à partir de l’énergie hydraulique, les étangs pour l’élevage de poissons, les eaux côtières pour la pêche, etc.