La maison et la ville dans le cycle de l’eau

Ville, vue aérienne

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La maison et la ville dans le cycle de l’eau

11 avril 2019 -
Maison et ville
Usages de l'eau et des milieux aquatiques
L’eau distribuée au robinet provient surtout des nappes souterraines, mais aussi des rivières et des lacs. Toutefois, avant de rejoindre le réseau d’eau potable, elle fait l’objet d’un traitement de potabilisation pour garantir son innocuité pour la santé. Après utilisation, l’étape d’épuration vise à limiter son impact sur les milieux naturels dans lesquels elle est rejetée.

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Une eau captée dans les milieux naturels

L’eau potable provient d’environ 30 000 captages d’eau souterraine ou de surface (d’après Ministère en charge de la santé, 2016). Sur une année, en 2013 par exemple, le volume prélevé grâce à ces installations s’élève à 5,5 milliards de mètres cubes (d’après AFB, 2017), soit environ 14,5 % des 38,5 milliards de mètres cubes prélevés dans les ressources chaque année, hors prélèvements en mer (en savoir plus sur les prélèvements).

Les usages de l’eau et des milieux aquatiques à la maison et en ville

Les usages de l’eau et des milieux aquatiques à la maison et en ville
bnpe Données sur les prélèvements en eau

La banque nationale des prélèvements quantitatifs en eau (BNPE) recense les informations sur les prélèvements sur la ressource en eau en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer.

Ces prélèvements sont majoritairement (66%) réalisés en eaux souterraines (d’après AFB, 2017) : ces dernières sont en effet globalement présentes en volumes importants et les phénomènes de pollution et de contamination sont plus lents à s’y répandre, d’où leur usage privilégié pour l’alimentation en eau potable (en savoir plus sur les eaux souterraines).
Localement, il arrive que la production d’eau potable à partir d’eaux souterraines soit impossible, soit lorsque les ressources souterraines sont restreintes, soit lorsqu’il est difficile de les atteindre. L’eau est alors prélevée dans une rivière ou un plan d’eau.

Carte Prélèvements pour l'alimentation en eau potable

Carte Prélèvements pour l'alimentation en eau potable
CartOgraph'

Retrouvez la carte dynamique et les données de synthèse de la part des volumes d'eau prélevés pour l'alimentation en eau potable par département sur CartOgraph.
Voir la carte des dernières données disponibles (2013)

 

Retrouvez la carte dynamique et les données de synthèse des volumes d'eau prélevés pour l'alimentation en eau potable par département sur CartOgraph.
Voir la carte des dernières données disponibles (2013)

L’eau issue d’un captage - souterrain comme de surface - est dite “brute” car elle n’est pas potable. Avant sa distribution, elle doit donc faire l’objet d’une potabilisation (en savoir plus sur l’eau potable).

Usines de potabilisation et stations d’épuration

En aucun cas l’eau potable ne provient des stations d’épuration. Les stations d’épuration (appelées également « stations de traitement des eaux ») collectent les eaux usées (eaux provenant des toilettes par exemple) pour les assainir avant leur rejet dans le milieu naturel, le plus souvent une rivière (en savoir plus sur l’assainissement).

À l’inverse, l’eau prélevée dans les milieux transite par une usine de potabilisation, avant d’être distribuée dans les réseaux (en savoir plus sur l’eau potable).

L’eau de pluie : une eau non potable

Les eaux de pluies peuvent être contaminées par des micro-organismes et des substances toxiques lors de leur ruissellement sur les toitures. Pour éviter qu’elles n’entrent en contact accidentellement avec les réseaux d’eau potable, leur usage domestique est réglementé. Elles peuvent êtres utilisées pour les usages extérieurs, comme l’arrosage du jardin ou le lavage des véhicules). Mais en intérieur, seules l’alimentation des chasses d’eau et le lavage des sols sont autorisés.

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Un processus de potabilisation indispensable

Suite à son captage, l’eau brute est traitée dans une usine de potabilisation. Ce procédé permet de la rendre « potable », c’est à dire conforme aux exigences de qualité qui permettent de garantir la sécurité sanitaire lors de sa consommation. Il s’agit de s’assurer que les paramètres microbiologiques et une liste de substances indésirables ou toxiques sont présents en quantités inférieures à certaines limites. Ces dernières sont fixées afin de ne présenter aucun risque pour la santé de la population à plus ou moins long terme (en savoir plus sur l’eau potable).

L’eau est ensuite transportée depuis l’usine de potabilisation vers l’ensemble des consommateurs par des réseaux de conduits enterrés : c’est ce qu’on appelle l’eau de distribution. Elle est stockée dans des réservoirs, les châteaux d’eau, puis distribuée au robinet (en savoir plus sur le petit cycle de l’eau).

Les puits domestiques : un cas particulier

Un puits domestique constitue un point de captage dans la nappe d’eau locale, permettant à certains usagers de s’alimenter directement en eau. L’eau prélevée est alors utilisée sans passer par une usine de potabilisation, par exemple pour l’arrosage des jardins.

La qualité de l’eau d’un puits est néanmoins évaluée régulièrement, et peut donner lieu à des traitements si elle présente un risque pour la santé (présence de micro-organismes par exemple). Le puits requiert donc l’attention de son propriétaire afin de s’assurer du bon fonctionnement des traitements et de l’absence de risque sanitaire.

Eau potable Résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l’eau potable en ligne, commune par commune

Les données de qualité de l’eau du robinet sont accessibles sur le site Eau potable.
Consultez les données sur l’ensemble des communes.

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Des eaux usées rejetées dans le milieu naturel après épuration

Après utilisation, l’eau n’est plus potable mais « usée ». Les eaux usées doivent faire l’objet d’un « assainissement » avant d’être rejetées dans le milieu naturel. Pour cela, elles sont collectées via des réseaux dédiés, puis acheminées vers les stations d’épuration. Elle font alors l’objet de traitements, de manière à ne pas impacter l’environnement dans lequel elles vont être rejetées - le plus souvent une rivière ou un ruisseau (en savoir plus sur l’assainissement collectif).

Certaines infrastructures sont équipées de stations dédiées pour s’adapter à la spécificité de leurs eaux usées : par exemple, les hôpitaux, pour traiter les résidus de médicaments. La réalisation d’un « pré-traitement » sur site avant l’envoi des eaux vers la station d’épuration favorise l’élimination de ces substances spécifiques.

Lorsque les habitations sont trop isolées pour être connectées aux réseaux de collecte - habitats isolés en milieu rural par exemple - la mise en place d’un système d’assainissement dit « non collectif » est nécessaire. Il consiste en l’installation d’un dispositif autonome, jouant le rôle d’une petite station d’épuration (en savoir plus sur l’assainissement non collectif).

Le sort des eaux utilisées pour l’entretien et le nettoyage extérieur (rues, voitures, etc.) est le même que celui réservé aux eaux pluviales. Selon les cas, elles peuvent être collectées dans des réseaux dédiés, et rejoindre alors les milieux aquatiques sans subir de traitement. Dans certaines communes, au contraire, elles sont collectées avec les eaux usées et envoyées dans les stations d’épuration avant leur rejet dans les milieux (en savoir plus sur les eaux pluviales).

Assainissement collectif

Retrouvez les informations concernant l'assainissement collectif sur le portail d’information sur l’assainissement communal.

Assainissement non collectif

Retrouvez les informations concernant l’assainissement autonome sur le portail de l’assainissement non collectif.