Bulletin national de situation hydrologique de février 2026
Publié le 16 Février 2026
-Une pluviométrie mensuelle excédentaire en moyenne de 30 %
La situation des nappes se dégrade légèrement et est hétérogène avec 36% des points d’observation au-dessus des normales mensuelles
2 départements sont en crise
2 départements sont en alerte ou alerte renforcée sécheresse
À l’échelle de la France et du mois, la pluviométrie a été excédentaire de 30 %. Après un début de mois remarquablement froid avec des chutes de neige en plaine sur une grande partie du pays, les passages perturbés se sont succédé de manière quasi ininterrompue sur la moitié ouest de l’Hexagone et la Corse dans une ambiance nettement plus douce. On a ainsi enregistré 15 à 20 jours de pluie de l’ouest des Hauts-de-France au Sud-Ouest ainsi que sur la Corse-du-Sud, localement jusqu’à 26 jours sur le Cotentin et jusqu’à 28 jours sur la pointe bretonne. Des remontées de sud très actives ont également concerné le pourtour méditerranéen, particulièrement en milieu de mois sur le Languedoc-Roussillon. Les précipitations ont été très abondantes sur ces régions avec des cumuls mensuels records sur le Finistère, l’Aude et la Corse, provoquant des crues et des inondations. Les précipitations ont été moins fréquentes sur un large quart nord-est avec des cumuls généralement déficitaires.
Les précipitations ont été globalement excédentaires sur la façade ouest et le sud du pays, atteignant une fois et demie à trois fois la normale, voire localement jusqu’à cinq fois la normale sur le Languedoc-Roussillon et la Corse. En revanche, elles ont été généralement déficitaires sur un large quart nord-est excepté près de la Manche et de la Franche-Comté au Lyonnais. Le déficit, souvent compris entre 10 et 40 %, a atteint 40 à 60 % par endroits de l’Île-de-France et du nord de la Bourgogne aux Ardennes.
* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1991-2020
Les sols superficiels se sont nettement humidifiés sur la Bretagne, du Roussillon aux Cévennes et sur la Corse, atteignant des records sur le Finistère, l’Aude, les Pyrénées-Orientales et la Corse. Ils sont en revanche nettement plus secs que la normale des Hauts-de-France au nord des Pays de la Loire et au Grand Est ainsi que de la Franche-Comté au nord des Alpes.
Sur les deux-tiers nord de l’Hexagone (sauf Bretagne) et le sud-ouest, la recharge est peu active. Les situations se dégradent progressivement mais restent généralement satisfaisantes. Les nappes du nord-est affichent des situations plus inquiétantes. Les épisodes pluviométriques survenus en décembre et janvier impactent les nappes du sud-est et de Corse. Les situations se sont considérablement améliorées et deviennent excédentaires.
En janvier 2026, la France métropolitaine montre une hydraulicité très contrastée : L’ouest, notamment la Bretagne et une partie des Pays de la Loire, ainsi que le sud présentent des excédents parfois très importants, tandis que le nord et le centre restent proches de la normale, avec des déficits sévères très localisés.
Au 9 février 2026, 4 départements sont concernés par des restrictions des usages de l’eau au-delà du niveau de gravité vigilance, dont 2 départements qui ont atteint le niveau de crise. À titre de comparaison en 2025 sur cette même période, 4 départements avaient mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau et 6 départements étaient concernés en 2024.