Bulletin de situation hydrologique de juin 2020

24 Juin 2020
Hydrologie
Précipitations
Pluviométrie
Eaux souterraines

En moyenne sur le pays et sur le mois, le déficit pluviométrique a été supérieur à 10%. Les précipitations ont été très déficitaires sur le nord-ouest de la France, particulièrement sur l’extrême nord où elles ont été quasi absentes.

Titre
Bulletin de situation hydrologique de juin 2020
Type
Rapport
Auteur(s)
Office International de l’Eau (OIEau)
Direction de la publication
Office International de l’Eau (OIEau)
édition
Office International de l’Eau (OIEau)
Contribution
Office français de la biodiversité (OFB), Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace (Aprona), BRGM, Electricité de France (EDF), EPTB Seine Grands Lacs, EPTB Loire, Météo-France, Ministère de la Transition écologique et solidaire (Direction de l'eau et de la biodiversité), Voies navigables de France (VNF)
Date de publication
24 juin 2020
Couverture spatiale
France
Couverture temporelle
01 mai 2020
-
31 mai 2020
Langue
FR
Nombre de pages
24
Mots-clés
barrage reservoir, secheresse, precipitation cumulee, precipitation mensuelle, etiage, debit, nappe phreatique, indice d'humidite des sols, cours d'eau, restriction d'usage
Droits d'usage

Sur le Nord-Pas-de-Calais, ce mois de mai a été le plus sec sur la période 1959-2020. Ce déficit pluviométrique, associé à des températures élevées et à un ensoleillement remarquable, a contribué à un net assèchement des sols superficiels. En revanche, les pluies ont été abondantes sur l’Aquitaine, une partie de l’Occitanie, de la Franche-Comté à l’est de la région PACA, en Corse ainsi que plus localement de la Vendée au sud de l’Île-de-France et de la Champagne et sur le Massif central. Un épisode pluvio-orageux intense a concerné la majeure partie de ces régions du 9 au 11 mai provoquant des inondations.

 

Les sols se sont nettement asséchés excepté sur le nord de l’Aquitaine, le pour tour méditerranéen et la Corse. Ils sont devenus modérément secs à extrêmement secs de la Normandie et des Hauts-de-France au quart nord-est du pays.

 

Concernant les eaux souterraines, les niveaux du mois de mai traduisent une recharge 2019-2020 conséquente. La situation est globalement satisfaisante, avec des niveaux supérieurs à la moyenne sur une majeure partie du territoire. Dans le bassin aquitain et sur le pour tour méditerranéen, les nappes ont bénéficié d’apports supplémentaires en mai et certaines affichent des niveaux hauts à très hauts. La situation est moins favorable sur une large partie nord-est de la France: les nappes de la plaine d’Alsace, des couloirs de la Saône et du Rhône et de l’est du Massif Centre, affichent toujours des niveaux modérément bas à bas, conséquences de déficits pluviométriques successifs.

 

Concernant les cours d’eau, la diminution des débits s’est poursuivi avec 78% des stations présentent désormais des valeurs inférieures au médian, contre 69% le mois précédent.

 

En ce qui concerne les barrages-réservoirs, la situation a peu évolué sur l’ensemble du pays à l’exception d’une légère augmentation en Provence-Alpes-Côtes d’Azur. Les taux de remplissage sont satisfaisants pour la saison.

 

Au 11 juin, 12 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 13 départements étaient concernés par un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 3 en 2018.