Bulletin de situation hydrologique d'août 2021

31 Août 2021
Hydrologie
Pluviométrie
Eaux souterraines
Sécheresse

Ce mois de juillet a été marqué par un temps pluvieux, faisant suite à un mois de juin déjà bien arrosé.

Titre
Bulletin de situation hydrologique d'août 2021
Type
Rapport
Auteur(s)
Office International de l’Eau (OiEau)
Direction de la publication
Office International de l’Eau (OiEau)
édition
Office International de l’Eau (OiEau)
Contribution
Office français de la biodiversité (OFB), Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace (Aprona), BRGM, Electricité de France (EDF), EPTB Loire, EPTB Seine Grands Lacs, Météo-France, Ministère de la Transition écologique et solidaire (Direction de l'eau et de la biodiversité), Voies navigables de France (VNF)
Date de publication
31 août 2021
Couverture spatiale
France
Couverture temporelle
01 août 2021
-
31 août 2021
Langue
FR
Nombre de pages
21
Mots-clés
barrage reservoir, secheresse, precipitation cumulee, precipitation mensuelle, etiage, debit, indice d'humidite des sols, cours d'eau, restriction d'usage
Droits d'usage

Des perturbations actives se sont succédées sur la France et se sont accompagnées de précipitations très abondantes sur un large quart nord-est, notamment autour du 14 où des inondations se sont produites. On a enregistré 8 à 15 jours de pluie sur une grande partie de l’Hexagone, soit 2 à 8 jours de plus que la normale*. Les passages perturbés ont été rares sur le Roussillon, la Provence et la Corse. Les cumuls de pluie ont dépassé 100 mm sur le Nord-Est et le Centre-Est ainsi que plus localement du Centre-Val de Loire au nord de l’Occitanie, sur le Morbihan, les Hauts-de-France et l’Île-de-France. Excédentaires de plus de 25 % sur une grande partie de l’Hexagone, les cumuls ont souvent atteint une fois et demie à trois fois la normale sur le sud de la Bretagne, de l’est des Hauts-de-France au CentreVal de Loire et au Limousin, du Grand Est à Rhône-Alpes, sur une grande partie de l’Occitanie et plus localement sur l’est de la Corse. Les pluies, plus conformes à la normale du Poitou et du sud des Pays de la Loire au Pays basque et près des Pyrénées, ont été déficitaires de plus de 50 % sur la Côte d’Azur, le Var et une grande moitié ouest de la Corse. En moyenne sur le pays et le mois, l’excédent a été proche de 50 %, classant ce mois de juillet parmi les dix mois de juillet les plus arrosés sur la période 1959-2021. Sur la même période, le cumul des précipitations pour les mois de juin et juillet est l’un des trois plus élevés, comparable à celui de 1977 mais loin derrière celui de 1987.

 

Les sols superficiels se sont asséchés du sud des Pays de la Loire à la Nouvelle-Aquitaine et à l’Auvergne et sont devenus encore plus secs sur le pourtour méditerranéen et la Corse. En revanche, ils se sont humidifiés sur les régions bordant la Manche et davantage sur le Nord-Est et le Centre-Est.
 

En juillet 2021, les tendances d'évolution des nappes sont contrastées, constat inhabituel à cette époque de l’année. En effet, les pluies estivales arrivant à s’infiltrer dans les sols sont utilisées par la végétation et n’atteignent que rarement les nappes. Les niveaux devraient donc être en baisse. Or les pluies très excédentaires de l’été 2021 permettent d’observer une remontée des niveaux des nappes notamment sur le tiers nord-est du territoire.
Sur une large partie nord-ouest, la situation au mois de juillet est très satisfaisante, avec des niveaux au-dessus des moyennes mensuelles. Elle reste moins satisfaisante sur les nappes inertielles du couloir Rhône-Saône ainsi que sur les nappes du pourtour méditerranéen et de la Corse. La situation pour l’hydraulicité et les étiages s’améliore encore par rapport au mois dernier et ce sur l’ensemble du territoire. Cette amélioration est moins marquée sur les secteurs en déficit pluviométrique ce mois (Arc méditerranéen et côte est de la Corse).
 

Au 11 août 2021, 27 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 75 départements étaient concernés par un arrêté préfectoral de limitation des usages, alors que 84 départements l’étaient en 2019.