Bulletin national de situation hydrologique de juin 2026
40 % du territoire plus sec que la normale en moyenne sur le mois. 58% des niveaux des points d’observation sont autour ou au-dessus de la normale. 7 départements sont en crise, 16 départements sont en alerte ou alerte renforcée sécheresse.
À l’échelle de la France et du mois, la pluviométrie a été conforme à la normale. Après un mois d’avril très peu arrosé, des perturbations actives se sont succédées sur le pays jusqu’au 19 dans une ambiance souvent fraîche, notamment du 12 au 18. Elles ont laissé place à un temps exceptionnellement chaud et sec sur la plupart des régions hormis lors d’épisodes orageux localisés. Ce mois de mai se classe au 2e rang des mois de mai les plus chauds depuis 1900 derrière mai 2022 avec une température moyenne de 17,4 °C, soit 2 °C de plus que la normale.
* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1991-2020
Les précipitations ont été généralement excédentaires de 10 à 50 % de la Bretagne à la Champagne-Ardenne, de l’est du Languedoc au couloir rhodanien et aux Alpes centrales ainsi que des Landes aux Charentes, atteignant même localement une fois et demie à trois fois la normale. Les cumuls ont été en revanche globalement déficitaires sur le reste du pays, de 25 à 50 % par endroits, notamment des Pyrénées au Nord-Est et en Corse, voire plus localement de 50 à 75 % sur le sud de l’Occitanie et le Grand Est.
Les sols superficiels, plus secs que la normale en moyenne sur le pays fin avril, ont poursuivi leur assèchement sur la majeure partie du pays malgré une humidification temporaire durant la première quinzaine. Ils sont devenus inhabituellement secs à exceptionnellement secs par endroits du Nord-Est au Sud-Ouest et près de la Manche
Une vidange des nappes qui se poursuit liée au déficit de pluie efficace du mois de mai. Comme le mois précédent, sur l’ensemble du territoire, la vidange des nappes se poursuit en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de mai notamment pendant la 2e quinzaine. Cependant, le niveau des nappes reste encore majoritairement satisfaisant. Les nappes des calcaires jurassiques de Lorraine, des formations de la plaine de Limagne et des calcaires karstifiés des Causse du Quercy ont des niveaux bas tandis que les nappes alluviales de la plaine du Roussillon, du Rhône inférieur et des formations de la Vistrenque ont des niveaux hauts à très hauts.
En mai 2026, l’hydraulicité est globalement déficitaire sur une grande partie de la France métropolitaine, avec une majorité de stations présentant des débits inférieurs à la normale. Les déficits les plus marqués concernent le Centre, le bassin de la Loire moyenne, le Massif central ainsi que le centre-est et le centre-sud. À l’inverse, quelques secteurs, notamment l’ouest de la Bretagne, le Nord-Ouest et ponctuellement les Alpes et le littoral méditerranéen, affichent des débits proches ou supérieurs aux normales saisonnières.
Au 9 juin 2026, 23 départements sont concernés par des restrictions des usages de l’eau au-delà du niveau de gravité vigilance, dont 7 départements qui ont atteint le niveau de crise. À titre de comparaison en 2025 sur cette même période, 14 départements avaient mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau et 6 départements étaient concernés en 2024.