Observatoire national des étiages

Bienvenue sur le nouveau site Onde. Il présente les résultats des observations visuelles sur l'écoulement des petits et moyens cours d'eau de France hexagonale, réalisées par les agents de l'Office français de la biodiversité (OFB) pendant la période estivale.

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Consulter les données

Ecoulement visible
Ecoulement non visible
Assec
Observation impossible
Absence de données
Ecoulement visible acceptable
Ecoulement visible faible
Ecoulement non visible
Assec
Observation impossible
Absence de données
 

 
CodeStationDateModalité d'écoulement

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Les objectifs de Onde

L’Observatoire national des étiages caractérise les étiages estivaux, c’est-à-dire les périodes pendant l’été où les cours d’eau atteignent leurs plus bas niveaux. Il repose sur l’observation visuelle de l’état de l’écoulement de certains petits cours d’eau d’hexagone. Ce dispositif constitue un réseau de connaissance stable et homogène sur les étiages estivaux, ainsi qu’un outil d’aide à l’anticipation et à la gestion des situations de sécheresse.

Les résultats de Onde permettent d’évaluer la situation hydrologique à un instant donné, mais également d’analyser l’évolution des phénomènes hydrologiques dans le temps à court et moyen terme. Ces informations appuient la prise de décision lors des épisodes de sécheresse, notamment pour définir les mesures de restriction des usages de l’eau, comme le prévoit le guide sécheresse du ministère de la Transition écologique.

Ses séries longues intéressent également les scientifiques pour le développement de modèles prédictifs d’étiage ou la compréhension des interactions entre nappes et rivières, et permettent de mieux évaluer les effets du changement climatique sur les milieux aquatiques.

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Le réseau de stations

Pour parvenir à répondre au double objectif fixé à l'observatoire, le dimensionnement du réseau a été une étape primordiale. Ce dernier doit en effet être représentatif du contexte hydrographique du département, mais également couvrir des territoires où les assecs sont naturels et d'autres où ils sont amplifiés par les activités humaines. Cette phase a consisté essentiellement à choisir le positionnement des stations de suivi en fonction de critères principaux et secondaires, détaillées dans le guide dédié. Même si de nombreuses stations historiques des dispositifs ROCA et RDOE précédents ont été conservées, d’autres ont été supprimées ou déplacées.

Les stations du dispositif Onde sont majoritairement positionnées en tête de bassin versant pour compléter les données hydrologiques sur les chevelus hydrographiques non couverts par d'autres dispositifs existants, mais également pour apporter les informations disponibles auprès des gestionnaires de l'eau (banques Hydro et Ades par exemple).

Chaque département est en moyenne couvert par une trentaine stations d'observation. Aujourd'hui, le réseau compte environ 3 230 stations. Il n'existe en revanche pas de station dans les départements de la ville de Paris, de Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine, très majoritairement urbains.

Pour plus d'information : consultez la Fiche technique du projet et la Plaquette du protocole terrain.

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Les différents types de suivis

Le réseau de stations s'organise selon deux types de suivis, dont les objectifs et les modalités de mise en œuvre diffèrent :

  • Le suivi usuel vise la constitution d’un réseau de connaissance. Les observations usuelles doivent être stables dans le temps, de manière à constituer des jeux de données historiques, permettant l’estimation de l’intensité des étiages estivaux d’une année par comparaison avec les années antérieures. A cette fin, l'ensemble des stations est suivi régulièrement à des périodes et fréquences fixes, définies au niveau national. Le suivi usuel est ainsi réalisé mensuellement, de façon systématique sur tous les départements métropolitains, entre mai et septembre, au plus près du 25 de chaque mois (à plus ou moins 2 jours) ;
  • Le suivi complémentaire contribue à une meilleure gestion de situations jugées sensibles. Son activation peut être déclenchée à tout moment (y compris en dehors de la période mai - septembre) par les préfets de département (MISE) ou sur décision spontanée des services départementaux de l’OFB. Il peut l’être également à l'échelle du bassin  si la situation le nécessite (dans ce cas, à l’initiative des préfets coordonnateurs de bassin) ou à l'échelle nationale si un état de crise le justifie (du coup par le ministère chargé de l’environnement). Et même s'il est préconisé d'effectuer les observations sur la totalité des stations du réseau départemental, le suivi complémentaire peut se mettre en place sur une partie des stations seulement (par exemple, sur un bassin versant particulièrement impacté par les prélèvements d’eau). La fréquence de prospection est laissée à l'appréciation des acteurs locaux, le maximal peut être hebdomadaire au pire de la crise.

Pour plus d'information : consultez la Fiche technique du projet et la Plaquette du protocole terrain.

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Les différentes modalités d'observations

Sur le terrain, aucune mesure (par exemple des mesures du débit) n’est mise en œuvre. Le niveau d'écoulement des cours d'eau est apprécié visuellement par les agents départementaux de l'OFB, selon différentes modalités de perturbations d'écoulement.

onde-visible

David Monnier ©OFB

puce-visible Ecoulement visible

L'écoulement est continu : il est permanent et visible à l'oeil nu.

onde-non-visible

Yann Falatas ©OFB

puce-non-visible Ecoulement non visible

Le lit mineur présente toujours de l'eau mais le débit est nul. Généralement, soit l’eau est présente sur toute la station mais il n'y a pas de courant (dans les grandes zones lentiques, par exemple), soit il ne reste que quelques flaques sur plus de la moitié du linéaire.

onde-assec

Yann Falatas ©OFB

puce-assec Assec

L'eau est totalement évaporée ou infiltrée sur plus de 50% de la station. La station est "à sec".

Une quatrième modalité écoulement visible faible est parfois utilisée sur le terrain (distinction avec la modalité écoulement visible). Elle n'est affichée que pour une représentation à la station ou au département. L'exploitation des données pour les périmètres régional, bassin et national ne se fait que sur les 3 modalités décrites précédemment.

onde-visible-faible

Béatrice Gentil ©OFB

puce-visible-faible Ecoulement visible faible

De l'eau est présente et un courant est visible, mais le débit faible ne garantit pas un bon fonctionnement biologique.

Une modalité spécifique observation impossible permet d'indiquer que l'observateur n'a pas pu réaliser d'observation propre à l'écoulement du cours d'eau lors de son déplacement sur la station, en raison de conditions exceptionnelles : problèmes d’accessibilité, modification des conditions environnementales de la station, etc.

L'absence de données indique que l'observation n'a pas été réalisée.

Pour plus d'information : consultez la Fiche technique du projet et la Plaquette du protocole terrain.

Les observations présentées sur le site s'appuient sur l'API Hub'Eau Écoulement des cours d'eau.

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Les publications

Bulletins annuels

Le bulletin annuel a pour vocation de présenter l’état de la situation estivale de l’écoulement des cours d’eau d’une année basée sur les observations Onde :

 

Synthèse eaufrance

Le dispositif Onde, déployé en 2012, offre un lot de données comparables sur plusieurs années. L’analyse des observations menées entre 2012 et 2016 est présentée au travers de la collection des synthèses eaufrance. Les résultats montrent qu’un tiers des 3 302 stations ont subi au moins un assec sur cette période. Parmi elles, une très grande majorité des stations n’est cependant concernée que par un seul épisode d’assec par année, épisode qui dure le plus fréquemment de un à deux mois. Les mois les plus marqués par des assecs sont août 2012 et septembre 2016, avec des situations très variables sur le territoire.

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Contacter l'équipe Onde

Pour toute question, merci de contacter l'équipe Onde à l'adresse :

assistance.onde@ofb.gouv.fr