Bulletin national de situation hydrologique d'août 2026

Publié le 17 août 2026 -

Ressource en eau
Précipitations
Hydrologie
Rivières et cours d’eau
Eaux souterraines
Sécheresse
Neige et glace
Pluviométrie

3ème rang des mois de juillet les plus secs depuis 1959 avec un déficit de pluie de 67 %
63 % des niveaux des points d’observation des nappes sont en dessous de la normale
25% des points d'observation des cours d'eau sont sous la décennale sèche
67 départements sont en crise
25 départements sont en alerte ou alerte renforcée sécheresse

Titre
Bulletin national de situation hydrologique d'août 2026
Type
Rapport
Auteur(s)
Office International de l’Eau (OiEau)
Direction de la publication
Office International de l’Eau (OiEau)
Edition
Office International de l’Eau (OiEau)
Date de publication
17 août 2026
Couverture spatiale
France hexagonale
Couverture temporelle
01 juillet 2026
-
31 juillet 2026
Langue
Français
Nombre de pages
18
Mots-clés
indice d’humidité des sols, restriction d'usage, précipitation cumulée, précipitation mensuelle, débit, nappe alluviale, pluviométrie, cours d'eau
Droits d'usage

À l’échelle de la France et du mois, la pluviométrie a été déficitaire de 67 %. Juillet 2026 se classe ainsi au 3e rang des mois de juillet les plus secs sur la période 1959-2026, derrière juillet 2022 (-84 %) et juillet 2020 (-73 %). Après la canicule précoce, durable et très intense de juin, une deuxième vague de chaleur s’est installée sur la France du 4 au 19 juillet. Après un court répit, un troisième épisode caniculaire estival a débuté le 28 juillet. Avec une température moyenne de 24.9 °C, soit 3.8 °C de plus que la normale, juillet 2026 devient le mois le plus chaud jamais enregistré sur notre pays depuis le début des mesures en 1900, devant août 2003 avec 24.8 °C.

* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1991-2020

Des conditions anticycloniques ont dominé sur la France et hormis quelques rares épisodes pluvio-orageux, le temps est resté sec et ensoleillé la majeure partie du mois. Les précipitations ont été généralement déficitaires de plus de 50 % excepté par endroits sur le quart sud-est. Les cumuls ont été très localement excédentaires sur l’Auvergne, la Provence, le Gard, le Morbihan et le Lot-et-Garonne.

Les sols superficiels, déjà plus secs que la normale sur une grande partie du territoire fin juin, ont poursuivi leur assèchement sur l’ensemble du pays, devenant inhabituellement secs à exceptionnellement secs sur la quasi-totalité de la France. Fin juillet, l’indice d’humidité des sols superficiels atteint des niveaux équivalents à ceux de mi-août 2022, niveaux les plus bas jamais enregistrés.

La situation des nappes se dégrade en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de juillet et avec l’augmentation de la demande en eaux des différents usages.

Comme le mois précédent, sur l’ensemble du territoire, la vidange des nappes se poursuit en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de juillet et l’augmentation des prélèvements. Le niveau des nappes est contrasté sur le territoire. Il est très bas pour les nappes du socle limousin et les calcaires de la Côte des Bars et encore haut pour les nappes des formations de la Vistrenque.

La situation hydrologique reste déficitaire sur une large partie du territoire en juillet 2026. Près de 60 % des stations présentent une hydraulicité inférieure à 40 %, notamment dans le Massif central, la Loire amont et les massifs de l’Est. La situation est plus contrastée dans le Nord-Ouest, le Nord-Est, les Alpes et le pourtour méditerranéen, avec davantage de valeurs proches des normales. Les hydraulicités supérieures à 120 % restent exceptionnelles, confirmant une situation hydrologique toujours tendue à l’échelle nationale.

Au 10 août 2026, 92 départements sont concernés par des restrictions des usages de l’eau au-delà du niveau de gravité vigilance, dont 67 départements qui ont atteint le niveau de crise. À titre de comparaison en 2025 sur cette même période, 74 départements avaient mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau et 27 départements étaient concernés en 2024.