Bulletin national de situation hydrologique d'octobre 2026
3e mois de septembre le moins arrosé. Avec 66% des points d’observation dont les niveaux sont en-dessous des normales mensuelles. 79 départements sont en crise, 16 départements sont en alerte ou alerte renforcée sécheresse.
À l’échelle de la France et du mois, la pluviométrie a été déficitaire de 70 % classant septembre 2026 au 3e rang des mois de septembre les moins pluvieux sur la période 1959-2026. Le temps a été globalement sec et ensoleillé jusqu’au 26 hormis au passage d’une limite perturbée les 8 et 9. En fin de mois, deux perturbations ont circulé sur l’ouest du pays tandis que des remontées instables ont généré un épisode méditerranéen intense du Languedoc aux Cévennes et à l’ouest de la Provence les 29 et 30. La chaleur a perduré la quasi-totalité du mois. Du 3 au 8, les températures ont atteint des valeurs inédites de Midi-Pyrénées au Sud-Est et à l’Alsace. Avec une température moyenne de 20.6 °C soit 3.1 °C au-dessus de la normale, septembre 2026 se classe au 2e rang des mois de septembre les plus chauds sur la période 1900-2026, derrière septembre 2023 avec une moyenne de 21.1 °C, soit 3.6 °C de plus que la normale.
* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1991-2020
Les précipitations ont été globalement déficitaires de 25 à 75 % sur un large quart nord-ouest, voire localement plus et généralement de plus de 75 % du Sud-Ouest au Nord-Est et à la région PACA ainsi qu’en Corse. A contrario, les cumuls mensuels ont atteint une fois et demie à trois fois la normale sur l’est du Languedoc.
Les sols superficiels ont poursuivi leur assèchement sur une grande partie du territoire suite à l’absence de précipitations combinée à des températures élevées. Les sols sont exceptionnellement secs du Sud-Ouest au Nord-Est et sur une grande partie de la Corse. L’indicateur national de sécheresse des sols est resté à un niveau bas encore jamais observé en septembre, atteignant avant les épisodes pluvieux de la fin du mois un niveau similaire au record sec absolu établi au mois d’août 2026.
La situation des nappes reste majoritairement très dégradée en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de septembre. La recharge ne s’est amorcée que sur 7% des points, impliquant une dégradation des niveaux par rapport aux normales toujours d’actualité.
Comme le mois précédent, sur l’ensemble du territoire, la vidange des nappes se poursuit en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de septembre. Le niveau des nappes est dégradé sur la majorité du territoire, à l’exception du sud-est comme pour les nappes des formations de la Vistrenque ou des sables Astiens de Valras-Agde. Il est très bas pour les nappes du socle Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, de la craie de Champagne, des calcaires du Jura, des grès vosgiens et des calcaires triasiques de Lorraine et de la plaine nord d’Alsace.
La situation hydrologique reste majoritairement déficitaire. C’est désormais l’ensemble du territoire qui est concerné en septembre 2026. Les données montrent une situation identique à celle de cet été.
Au 13 octobre 2026, 95 départements sont concernés par des restrictions des usages de l’eau au-delà du niveau de gravité vigilance, dont 79 départements qui ont atteint le niveau de crise. À titre de comparaison en 2025 sur cette même période, 53 départements avaient mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau et 22 départements étaient concernés en 2024.