Bulletin national de situation hydrologique d'avril 2026
Publié le 14 avril 2026 -
Cumul pluviométrique sur la période de recharge 2025-2026 excédentaire de 10 % environ
84 % des niveaux des points d’observation des nappes sont autour ou au-dessus de la normale
1 département est en crise
2 départements sont en alerte ou alerte renforcée sécheresse
À l’échelle de la France et du mois, la pluviométrie a été déficitaire* de plus de 20 %. Les passages perturbés ont été peu fréquents et généralement peu actifs excepté sur les régions méditerranéennes arrosées par plusieurs épisodes pluvio-orageux intenses. Le temps a été plutôt sec sur la quasi-totalité du pays et très ensoleillé sur la moitié nord de l’Hexagone. Les précipitations ont été marquées sur le pourtour méditerranéen du 5 au 9, sur presque tout le pays le 13 puis sur l’est de la région PACA et l’ouest de la Corse le 14. Un bref épisode neigeux s’est produit les 13 et 14 sur les Alpes du Nord donnant 20 à 30 cm de neige fraîche à moyenne altitude.
Les précipitations ont été déficitaires de plus de 25 % sur la quasi-totalité de l’Hexagone et la Corse, localement plus en Bretagne, en Alsace ainsi que de Midi-Pyrénées à la Dordogne et au Limousin. En revanche, les cumuls de pluie ont été excédentaires de plus de 25 % du Languedoc-Roussillon à la Provence, à la Côte d’Azur et au sud de la Drôme, atteignant généralement une fois et demie à deux fois la normale, localement plus de trois fois sur l’est de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône.
* : normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1991-2020
Les sols superficiels se sont asséchés sur l’ensemble du territoire. Ils restent plus humides que la normale sur le pourtour méditerranéen mais retrouvent des valeurs proches de la normale sur le reste de l’Hexagone et la Corse. Ils sont même localement plus secs que la normale sur le Jura et les Vosges.
Une amorce de vidange sur les nappes réactives avec des niveaux satisfaisants.
Sur l’ensemble du territoire, le déficit de pluies efficaces en mars a entrainé le début d’une vidange des nappes réactives. Cependant le niveau des nappes reste satisfaisant pour la plupart d’entre elles, autour de la normale et de modérément haut à très haut.
Seules trois nappes ont encore des niveaux modérément bas, les nappes présentes dans les édifices volcaniques du Massif Central, la nappe des grès Vosgiens et calcaires triasiques et les calcaires carbonifères de l’Avesnois.
La carte de l'hydraulicité du mois de mars 2026 en France métropolitaine révèle une situation hydrologique contrastée selon les régions.
Au 14 avril 2026, 3 départements sont toujours concernés par des restrictions des usages de l’eau au-delà du niveau de gravité vigilance, dont 1 département qui a atteint le niveau de crise. À titre de comparaison en 2025 sur cette même période, 6 départements avaient mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau et 19 départements étaient concernés en 2024.